Cours
Vocabulaire ensembliste et logique
Choisis à gauche : cours, mémo, exercices ou évaluation. La zone ci-dessous affiche la partie sélectionnée.
Cours — Vocabulaire ensembliste et logique

Ensembles et appartenance
Un ensemble est une collection d’objets appelés ses éléments. On écrit \( x \in E \) si \( x \) appartient à \( E \), et \( x \notin E \) sinon. L’ensemble vide, noté \( \varnothing \), ne contient aucun élément. Deux ensembles sont égaux s’ils ont exactement les mêmes éléments.
- On peut définir un ensemble en extension : \( A = \{1, 2, 3\} \).
- Ou en compréhension : \( B = \{ n \in \mathbb{N} \mid n \text{ est pair}\} \).
- Les ensembles de nombres usuels : \( \mathbb{N} \subset \mathbb{Z} \subset \mathbb{Q} \subset \mathbb{R} \).
Ne pas confondre \( \in \) (appartenance d’un élément) et \( \subset \) (inclusion d’un ensemble).
Inclusion et cardinal
\( A \subset B \) signifie que tout élément de \( A \) est dans \( B \) (\( A \) est un sous-ensemble de \( B \)). Le cardinal \( \mathrm{Card}(E) \) d’un ensemble fini est son nombre d’éléments.
Exemple
Si \( E = \{a, b, c, d\} \) et \( A = \{a, c\} \), alors \( A \subset E \), \( \mathrm{Card}(E) = 4 \) et \( \mathrm{Card}(A) = 2 \).
Réunion, intersection, complémentaire
- Réunion \( A \cup B \) : dans \( A \) ou dans \( B \) (ou les deux).
- Intersection \( A \cap B \) : à la fois dans \( A \) et dans \( B \).
- Complémentaire \( E \setminus A \) (ou \( \overline{A} \) dans \( E \)) : dans \( E \) mais pas dans \( A \).
| Opération | Notation | Lecture |
|---|---|---|
| Réunion | \( A \cup B \) | « A ou B » |
| Intersection | \( A \cap B \) | « A et B » |
| Complémentaire | \( E \setminus A \) | « dans E, hors de A » |
\( \mathrm{Card}(A \cup B) = \mathrm{Card}(A) + \mathrm{Card}(B) - \mathrm{Card}(A \cap B) \).
Produit cartésien
Le produit cartésien \( A \times B \) est l’ensemble des couples \( (a, b) \) avec \( a \in A \) et \( b \in B \). L’ordre compte : \( (1, 2) \neq (2, 1) \).
Exemple numérique
Si \( A = \{1, 2\} \) et \( B = \{x, y, z\} \), alors \( \mathrm{Card}(A \times B) = 2 \times 3 = 6 \).
Propositions, « et », « ou », négation
Une proposition mathématique est un énoncé vrai ou faux. Les connecteurs « et », « ou » (au sens inclusif) permettent de combiner des propositions. La négation de « P et Q » est « non P ou non Q » ; la négation de « P ou Q » est « non P et non Q ».
- Un seul contre-exemple suffit à montrer qu’une affirmation universelle est fausse.
- Un exemple ne suffit jamais à prouver une affirmation du type « pour tout… ».
Implication et équivalence
L’implication « si P alors Q », notée \( P \Rightarrow Q \), signifie que dès que P est vraie, Q l’est aussi. Sa réciproque est \( Q \Rightarrow P \). Sa contraposée \( \mathrm{non}\,Q \Rightarrow \mathrm{non}\,P \) est équivalente à l’implication. L’équivalence \( P \Leftrightarrow Q \) signifie les deux sens.
Distinguer soigneusement une implication et sa réciproque : l’une peut être vraie sans l’autre.
Quantificateurs « pour tout » et « il existe »
On lit et on écrit des propositions avec une quantification universelle (« pour tout ») ou existentielle (« il existe »). Les symboles \( \forall \) et \( \exists \) sont hors programme : on privilégie le français. On raisonne aussi par disjonction des cas ou par l’absurde.
- Négation de « pour tout x, P(x) » : « il existe x tel que non P(x) ».
- Négation de « il existe x tel que P(x) » : « pour tout x, non P(x) ».
Exemple
« Pour tout entier n, \( n^2 \geqslant 0 \) » est vraie ; sa négation (« il existe n avec \( n^2 < 0 \) ») est fausse.
Synthèse
- Maîtriser \( \in \), \( \subset \), \( \cup \), \( \cap \), complémentaire et produit cartésien.
- Savoir formuler implication, réciproque, contraposée, équivalence.
- Nier correctement « pour tout » / « il existe » ; invalider par contre-exemple.
- Raisonnements fréquents : disjonction des cas et raisonnement par l’absurde.
Mémo — Vocabulaire ensembliste et logique

- \( x \in E \) : x appartient à E ; \( A \subset B \) : tout élément de A est dans B.
- \( A \cup B \) (réunion), \( A \cap B \) (intersection), \( E \setminus A \) (complémentaire).
- \( \mathrm{Card}(E) \) = nombre d’éléments de E (ensemble fini).
- \( \mathrm{Card}(A \cup B) = \mathrm{Card}(A)+\mathrm{Card}(B)-\mathrm{Card}(A \cap B) \).
- Produit cartésien : \( \mathrm{Card}(A \times B) = \mathrm{Card}(A)\times\mathrm{Card}(B) \).
- \( P \Rightarrow Q \) : implication ; réciproque : \( Q \Rightarrow P \) ; contraposée : non Q ⇒ non P.
- \( P \Leftrightarrow Q \) : équivalence (les deux sens).
- Un contre-exemple suffit à invalider une affirmation universelle.
- Négation de « pour tout x, P(x) » : « il existe x tel que non P(x) ».
- Raisonnements types : disjonction des cas, raisonnement par l’absurde.
Exercices — Vocabulaire ensembliste et logique
Exercice 1
Soit E = {1, 2, 3, 4}. Quels sont les éléments de A ∩ B si A = {1, 2, 3} et B = {2, 3, 4} ?
Correction
A ∩ B = {2, 3} : les éléments communs à A et B.
Exercice 2
L’implication « si n est pair alors n² est pair » est-elle vraie ? Et sa réciproque ?
Correction
L’implication est vraie. Sa réciproque « si n² est pair alors n est pair » est aussi vraie (pour n entier).
Exercice 3
Donne un contre-exemple à « si n est divisible par 4 alors n est divisible par 8 ».
Correction
n = 4 : 4 est divisible par 4 mais pas par 8.
Exercice 4
Calcule Card(A × B) si Card(A) = 3 et Card(B) = 4.
Correction
Card(A × B) = 3 × 4 = 12.
Évaluation — Vocabulaire ensembliste et logique
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Algorithmique et programmation

Algorithmique en seconde
Un algorithme décrit une suite d’instructions pour résoudre un problème. En seconde, on le rédige en langage naturel puis on le traduit en Python. On apprend à lire, modifier, compléter et tester un programme, en lien avec les autres chapitres (fonctions, arithmétique, statistiques). L’exigence d’exactitude et les pratiques de vérification font partie de la formation.
Passer régulièrement du langage naturel à Python et inversement.
Variables et affectation
Une variable associe un nom à une valeur. L’affectation x = 3 stocke la valeur 3 dans x. Types usuels : entiers (int), flottants (float), booléens (bool), chaînes (str).
x = x + 1incrémente x (nouvelle valeur à partir de l’ancienne).- Les opérations
+,-,*,/,//(quotient entier),%(reste) sont fréquentes.
Exemple
a = 17 b = 5 q = a // b # 3 r = a % b # 2
Instructions conditionnelles
La structure if / elif / else permet d’exécuter des blocs selon une condition booléenne.
def maximum(a, b):
if a >= b:
return a
else:
return b
L’indentation définit les blocs en Python : elle est obligatoire.
Boucle bornée for
La boucle for répète un bloc un nombre déterminé de fois. range(n) produit \( 0, 1, \ldots, n-1 \) ; range(a, b) produit \( a, a+1, \ldots, b-1 \).
Exemple : somme des n premiers entiers
s = 0
for i in range(1, n + 1):
s = s + i
# s vaut 1 + 2 + … + n
| Instruction | Valeurs produites |
|---|---|
range(4) | 0, 1, 2, 3 |
range(2, 6) | 2, 3, 4, 5 |
range(0, 10, 3) | 0, 3, 6, 9 |
Boucle non bornée while
La boucle while répète tant qu’une condition reste vraie. Il faut garantir que la condition finit par devenir fausse (sinon boucle infinie).
p = 1
while p <= 1000:
p = 2 * p
# p vaut 1024
Listes (outil pratique)
Une liste stocke une suite ordonnée de valeurs : L = [3, 1, 4]. On accède à un élément par son indice (L[0] vaut 3). On peut parcourir une liste avec for x in L:. Les listes aident à stocker des séries de mesures ou des résultats d’expériences ; le programme n’exige pas une maîtrise approfondie des listes.
Fonctions Python
Une fonction regroupe des instructions réutilisables. Elle reçoit des paramètres et peut renvoyer une valeur avec return.
def carre(x):
return x * x
# carre(5) renvoie 25
Distinguer la fonction mathématique \( f \) et la fonction informatique qui calcule des valeurs de \( f \).
Tester et contrôler
Programmer impose exactitude et rigueur : vérifier sur plusieurs jeux de données, y compris les cas limites (0, valeurs négatives, listes vides). On peut afficher des valeurs intermédiaires avec print pour comprendre le déroulement.
Simuler une fluctuation d’échantillonnage
On simule \( n \) épreuves de Bernoulli de paramètre \( p \), on calcule la fréquence de succès, on répète pour voir la variabilité.
from random import random
def frequence(n, p):
succes = 0
for _ in range(n):
if random() < p:
succes = succes + 1
return succes / n
# Exemple : 20 fréquences pour n=100, p=0.5
echantillons = [frequence(100, 0.5) for _ in range(20)]
Plus \( n \) est grand, moins les fréquences fluctuent autour de \( p \) (en général).
Synthèse
- Variables, affectation, types ;
if,for,while. - Écrire et appeler des fonctions avec
defetreturn. - Relier algorithmes et notions du programme (somme, seuil, aléatoire…).
Mémo — Algorithmique et programmation

- Variable : nom associé à une valeur ; affectation avec =.
- Types usuels : int, float, bool, str.
- if / elif / else : instructions conditionnelles (indentation obligatoire).
- for i in range(n) : boucle bornée ; range(n) → 0 … n−1.
- while condition : boucle tant que la condition est vraie.
- // quotient entier, % reste (lien avec la division euclidienne).
- def nom(param): … return valeur : définir une fonction.
- Liste : suite ordonnée ; parcours possible avec for x in L.
- Tester sur plusieurs cas, y compris les cas limites.
- Distinguer fonction mathématique et fonction Python.
Exercices — Algorithmique et programmation
Exercice 1
Écris une boucle qui affiche les carrés de 1 à 10.
Correction
for i in range(1, 11): print(i*i)
Exercice 2
Que renvoie range(3) comme valeurs successives ?
Correction
0, puis 1, puis 2.
Exercice 3
Écris une fonction max2(a, b) qui renvoie le plus grand de deux nombres.
Correction
def max2(a, b):\n if a >= b: return a\n else: return b
Exercice 4
Quelle est la différence entre une boucle for et une boucle while ?
Correction
for : nombre d’itérations connu à l’avance (bornée). while : continue tant qu’une condition est vraie.
Évaluation — Algorithmique et programmation
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Arithmétique

Entiers naturels et relatifs
On note \( \mathbb{N} \) l’ensemble des entiers naturels et \( \mathbb{Z} \) celui des entiers relatifs. Les notions de multiple, diviseur, pair et impair structurent l’arithmétique de seconde. Elles permettent de modéliser des problèmes de partage, de calendrier ou de parité.
- \( a \) est multiple de \( b \) s’il existe un entier \( k \) tel que \( a = kb \).
- On dit aussi que \( b \) divise \( a \), noté \( b \mid a \).
- \( n \) est pair s’il existe \( k \) avec \( n = 2k \) ; impair s’il existe \( k \) avec \( n = 2k+1 \).
Exemple
12 est multiple de 3 car \( 12 = 3 \times 4 \). Les diviseurs positifs de 12 sont 1, 2, 3, 4, 6 et 12.
Divisibilité
Si \( b \mid a \) et \( b \mid c \), alors \( b \) divise toute combinaison \( ua + vc \) (en particulier \( a+c \) et \( a-c \)). Cette propriété sert dans de nombreuses démonstrations (somme de multiples, etc.).
La somme de deux multiples de \( a \) est un multiple de \( a \).
Division euclidienne
Pour \( a \in \mathbb{Z} \) et \( b > 0 \), il existe un unique couple d’entiers \( (q, r) \) tel que \( a = bq + r \) avec \( 0 \leqslant r < b \). \( q \) est le quotient, \( r \) le reste. \( a \) est divisible par \( b \) si et seulement si \( r = 0 \).
Exemple numérique
Division de 157 par 12 : \( 157 = 12 \times 13 + 1 \), donc \( q = 13 \) et \( r = 1 \).
Le reste est toujours dans \( \{0, 1, \ldots, b-1\} \).
PGCD
Le PGCD de deux entiers non nuls est leur plus grand diviseur commun. Si \( \mathrm{PGCD}(a, b) = 1 \), on dit que \( a \) et \( b \) sont premiers entre eux.
| a | b | PGCD(a, b) |
|---|---|---|
| 84 | 30 | 6 |
| 45 | 28 | 1 |
| 252 | 105 | 21 |
Algorithme d’Euclide
Pour calculer \( \mathrm{PGCD}(a, b) \) avec \( a \geqslant b > 0 \) : on remplace \( (a, b) \) par \( (b, r) \) où \( r \) est le reste de la division de \( a \) par \( b \), jusqu’à obtenir un reste nul. Le dernier reste non nul est le PGCD.
252 = 105 × 2 + 42 105 = 42 × 2 + 21 42 = 21 × 2 + 0 → PGCD(252, 105) = 21
Fractions irréductibles
Une fraction \( \dfrac{a}{b} \) (avec \( b \neq 0 \)) est irréductible lorsque \( \mathrm{PGCD}(a, b) = 1 \). Pour simplifier, on divise numérateur et dénominateur par leur PGCD.
Exemple
\( \dfrac{42}{56} \) : \( \mathrm{PGCD}(42, 56) = 14 \), donc forme irréductible \( \dfrac{3}{4} \).
Nombres premiers et décomposition
Un entier \( n \geqslant 2 \) est premier s’il a exactement deux diviseurs positifs : 1 et \( n \). Tout entier \( n \geqslant 2 \) admet une décomposition en produit de facteurs premiers, unique à l’ordre près des facteurs.
Exemple
\( 360 = 2^3 \times 3^2 \times 5 \). On peut en déduire PGCD et PPCM via les exposants minimaux / maximaux.
Démonstration type
Montrons que le carré d’un entier impair est impair. Si \( n = 2k+1 \), alors \( n^2 = 4k^2 + 4k + 1 = 2(2k^2+2k) + 1 \), donc \( n^2 \) est impair.
Synthèse
- Divisibilité, division euclidienne \( a = bq + r \).
- PGCD par Euclide ; fractions irréductibles.
- Nombres premiers et décomposition en facteurs premiers.
Mémo — Arithmétique

- \( b \mid a \) ⇔ il existe k entier tel que a = kb.
- n pair ⇔ n = 2k ; n impair ⇔ n = 2k+1.
- Division euclidienne : a = bq + r avec 0 ≤ r < b.
- a divisible par b ⇔ reste r = 0.
- PGCD : plus grand diviseur commun ; Euclide par restes successifs.
- a et b premiers entre eux ⇔ PGCD(a, b) = 1.
- Fraction a/b irréductible ⇔ PGCD(a, b) = 1.
- Nombre premier : exactement deux diviseurs positifs (1 et lui-même).
- Tout n ≥ 2 se décompose en produit de facteurs premiers.
- Somme de deux multiples de a : encore un multiple de a.
Exercices — Arithmétique
Exercice 1
Effectue la division euclidienne de 157 par 12.
Correction
157 = 12 × 13 + 1, donc q = 13 et r = 1.
Exercice 2
Calcule PGCD(84, 30) par l’algorithme d’Euclide.
Correction
84 = 30×2 + 24 ; 30 = 24×1 + 6 ; 24 = 6×4 + 0 → PGCD = 6.
Exercice 3
La fraction 42/56 est-elle irréductible ? Sinon, simplifie-la.
Correction
PGCD(42, 56) = 14 ≠ 1. Forme irréductible : 3/4.
Exercice 4
Montre que si 3 divise n et 3 divise m, alors 3 divise n + m.
Correction
n = 3k, m = 3ℓ ⇒ n + m = 3(k+ℓ), donc 3 | (n+m).
Évaluation — Arithmétique
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Nombres réels

L’ensemble \( \mathbb{R} \)
Les nombres réels sont représentés par les points d’une droite graduée. On a les inclusions \( \mathbb{N} \subset \mathbb{Z} \subset \mathbb{Q} \subset \mathbb{R} \). Les décimaux \( \mathbb{D} \) sont les rationnels s’écrivant avec un dénominateur puissance de 10. Savoir placer un réel et lire une abscisse sur une droite graduée reste un automatisme essentiel.
Intervalles
Un intervalle est un ensemble de réels vérifiant des inégalités. Crochet fermé : borne incluse ; ouvert : borne exclue.
| Notation | Inégalités | Bornes |
|---|---|---|
| \( [a, b] \) | \( a \leqslant x \leqslant b \) | incluses |
| \( ]a, b[ \) | \( a < x < b \) | exclues |
| \( [a, +\infty[ \) | \( x \geqslant a \) | a incluse |
| \( ]-\infty, a] \) | \( x \leqslant a \) | a incluse |
Savoir lire, écrire et représenter un intervalle sur la droite numérique.
Valeur absolue et distance
La valeur absolue \( |a| \) est la distance de \( a \) à 0 sur la droite. La distance entre deux réels \( x \) et \( a \) est \( |x - a| \).
- \( |x| \geqslant 0 \) pour tout réel \( x \), et \( |x| = 0 \Leftrightarrow x = 0 \).
- L’inéquation \( |x - a| \leqslant r \) (avec \( r \geqslant 0 \)) a pour solutions l’intervalle \( [a-r, a+r] \).
Exemple
\( |x - 3| \leqslant 2 \) ⇔ \( 1 \leqslant x \leqslant 5 \) ⇔ \( x \in [1, 5] \).
\( |x| \geqslant 0 \) pour tout réel \( x \), et \( |x| = 0 \Leftrightarrow x = 0 \).
Racines carrées
Pour \( a \geqslant 0 \), \( \sqrt{a} \) est l’unique réel positif dont le carré vaut \( a \). On a \( \sqrt{a^2} = |a| \) pour tout réel \( a \). Identité utile : pour \( a \geqslant 0 \) et \( b \geqslant 0 \), \( \sqrt{ab} = \sqrt{a}\sqrt{b} \).
Rationnels et irrationnels
Un nombre est rationnel s’il s’écrit \( \dfrac{p}{q} \) avec \( p \in \mathbb{Z} \) et \( q \in \mathbb{N}^* \). Un réel non rationnel est irrationnel. Exemples classiques issus de la géométrie : \( \sqrt{2} \) (diagonale du carré unité) et \( \pi \) (cercle).
- Tout décimal est rationnel ; la réciproque est fausse (\( \dfrac{1}{3} = 0,333\ldots \)).
- \( \sqrt{2} \) n’est pas rationnel (résultat admis ou démontré selon le niveau de la classe).
Encadrements décimaux
On encadre un réel par des décimaux à \( 10^{-n} \) près : on cherche \( d \) décimal tel que \( d \leqslant x < d + 10^{-n} \) (ou un encadrement d’amplitude fixée).
Exemple
Sachant \( 1,414 \leqslant \sqrt{2} < 1,415 \), on a un encadrement de \( \sqrt{2} \) à \( 10^{-3} \) près. L’amplitude est \( 0,001 \).
Approximation et arrondi
Dans un problème, on arrondit en donnant un nombre de chiffres significatifs adapté au contexte (mesure, estimation). On distingue troncature et arrondi au plus proche ; on précise toujours le sens de l’approximation (par défaut, par excès, à \( 10^{-n} \) près).
Appartenance à un intervalle
Pour décider si un réel appartient à un intervalle, on compare aux bornes en respectant ouverts/fermés. Exemple : \( -2 \in ]-\infty, -2] \) est vrai, mais \( -2 \notin ]-\infty, -2[ \).
Synthèse
- Intervalles : notations, représentation, appartenance.
- Valeur absolue = distance ; \( |x-a| \leqslant r \Leftrightarrow x \in [a-r, a+r] \).
- Rationnels / irrationnels ; encadrements et arrondis adaptés.
Mémo — Nombres réels

- ℝ : droite numérique ; ℕ ⊂ ℤ ⊂ ℚ ⊂ ℝ.
- [a, b] ferme les bornes ; ]a, b[ les ouvre.
- |a| = distance de a à 0 ; distance(x, a) = |x − a|.
- |x − a| ≤ r ⇔ x ∈ [a − r, a + r].
- √a (a ≥ 0) : unique réel positif de carré a ; √(a²) = |a|.
- Rationnel : fraction p/q ; irrationnel : pas de cette forme (ex. √2, π).
- Encadrement décimal à 10⁻ⁿ près : amplitude 10⁻ⁿ.
- Arrondir en précisant le sens et le nombre de chiffres adaptés.
- Vérifier l’appartenance en respectant crochets ouverts/fermés.
- |x| ≥ 0 et |x| = 0 ⇔ x = 0.
Exercices — Nombres réels
Exercice 1
Écris l’ensemble des x tels que |x − 3| ≤ 2 sous forme d’intervalle.
Correction
|x − 3| ≤ 2 ⇔ x ∈ [1 ; 5].
Exercice 2
Simplifie √50.
Correction
√50 = √(25×2) = 5√2.
Exercice 3
Compare √10 et 3.
Correction
3² = 9 < 10, donc 3 < √10.
Exercice 4
Résous |x| = 4.
Correction
x = 4 ou x = −4.
Évaluation — Nombres réels
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Algèbre

Calcul littéral et puissances
On manipule des expressions algébriques avec les règles sur les puissances entières relatives et les racines carrées. En particulier \( \sqrt{a^2} = |a| \). On choisit la forme la plus adaptée (développée ou factorisée) selon l’objectif : résoudre, comparer, ou étudier un signe.
- \( a^m \times a^n = a^{m+n} \) ; \( (a^m)^n = a^{mn} \) ; \( a^{-n} = \dfrac{1}{a^n} \) si \( a \neq 0 \).
- Pour \( a \geqslant 0 \), \( b \geqslant 0 \) : \( \sqrt{ab} = \sqrt{a}\sqrt{b} \).
On rencontre aussi des expressions fractionnaires simples ; on réduit au même dénominateur avant d’additionner.
Développement
Développer, c’est transformer un produit en somme. On utilise la distributivité : \( k(a+b) = ka + kb \) et \( (a+b)(c+d) = ac + ad + bc + bd \).
Exemple
\( (2x+3)(x-4) = 2x\cdot x + 2x\cdot(-4) + 3\cdot x + 3\cdot(-4) = 2x^2 - 8x + 3x - 12 = 2x^2 - 5x - 12 \).
Identités remarquables
| Identité | Forme développée |
|---|---|
| \( (a+b)^2 \) | \( a^2 + 2ab + b^2 \) |
| \( (a-b)^2 \) | \( a^2 - 2ab + b^2 \) |
| \( (a+b)(a-b) \) | \( a^2 - b^2 \) |
Les identités remarquables accélèrent développement et factorisation.
Factorisation
Factoriser, c’est écrire une somme comme produit. Méthodes : facteur commun, identités remarquables, reconnaissance de \( a^2 - b^2 \).
Exemple
\( x^2 - 9 = (x-3)(x+3) \) ; \( 3x^2 + 6x = 3x(x+2) \).
Équations du premier degré
Résoudre \( ax + b = cx + d \), c’est trouver tous les réels \( x \) qui rendent l’égalité vraie. On isole l’inconnue par opérations équivalentes (ajouter un même réel, multiplier par un réel non nul).
Exemple
\( 3x - 5 = x + 7 \) ⇔ \( 3x - x = 7 + 5 \) ⇔ \( 2x = 12 \) ⇔ \( x = 6 \). Ensemble des solutions : \( \{6\} \).
Inéquations
Pour \( ax + b > 0 \) (ou \( \geqslant \), \( < \), \( \leqslant \)), on isole \( x \) en veillant au sens de l’inégalité : multiplier ou diviser par un nombre négatif inverse le sens. L’ensemble des solutions est en général un intervalle.
Exemple
\( -2x + 4 \leqslant 0 \) ⇔ \( -2x \leqslant -4 \) ⇔ \( x \geqslant 2 \) (division par −2), donc \( x \in [2, +\infty[ \).
Avant de résoudre, préciser l’ensemble de définition si l’expression comporte un dénominateur ou une racine.
Équation produit nul et quotients
Un produit est nul si et seulement si l’un des facteurs est nul : \( A(x)B(x) = 0 \) ⇔ \( A(x) = 0 \) ou \( B(x) = 0 \). Pour une équation quotient \( \dfrac{A(x)}{B(x)} = k \), on se ramène à \( A(x) - k B(x) = 0 \) en excluant les valeurs qui annulent \( B(x) \).
Signe d’un produit ou d’un quotient
Pour étudier le signe de \( A(x)B(x) \) ou \( \dfrac{A(x)}{B(x)} \), on dresse un tableau de signes (ligne par facteur, puis produit/quotient). Lien direct avec les fonctions et la résolution de \( f(x) > 0 \).
Équation \( x^2 = a \)
Si \( a > 0 \), les solutions sont \( x = \sqrt{a} \) et \( x = -\sqrt{a} \). Si \( a = 0 \), seule solution \( x = 0 \). Si \( a < 0 \), aucune solution réelle.
Synthèse
- Développer / factoriser ; identités remarquables.
- Équations et inéquations du 1er degré ; produit nul.
- Tableau de signes ; \( x^2 = a \) selon le signe de \( a \).
Mémo — Algèbre

- Développer : produit → somme ; factoriser : somme → produit.
- (a+b)² = a²+2ab+b² ; (a−b)² = a²−2ab+b² ; (a+b)(a−b) = a²−b².
- √(a²) = |a| ; √(ab) = √a√b si a, b ≥ 0.
- Équation 1er degré : isoler x par opérations équivalentes.
- Inéquation : multiplier/diviser par un négatif inverse le sens.
- A·B = 0 ⇔ A = 0 ou B = 0 (valeurs admissibles).
- Quotient : exclure les zéros du dénominateur.
- Tableau de signes pour produit ou quotient.
- x² = a : deux solutions si a > 0, une si a = 0, aucune si a < 0.
- Choisir forme développée ou factorisée selon le problème.
Exercices — Algèbre
Exercice 1
Développe (2x − 3)².
Correction
(2x − 3)² = 4x² − 12x + 9.
Exercice 2
Factorise x² − 16.
Correction
x² − 16 = (x − 4)(x + 4).
Exercice 3
Résous (2x − 1)(x + 3) = 0.
Correction
2x − 1 = 0 ou x + 3 = 0 ⇒ x = 1/2 ou x = −3.
Exercice 4
Résous −2x + 5 > 1.
Correction
−2x > −4 ⇒ x < 2 (sens changé).
Évaluation — Algèbre
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Vecteurs et géométrie

Notion de vecteur
Un vecteur \( \vec{u} \) est caractérisé par une direction, un sens et une longueur (sa norme). Deux vecteurs sont égaux s’ils ont même direction, même sens et même norme. Un même vecteur admet une infinité de représentants (flèches équipollentes). Le vecteur nul \( \vec{0} \) a une norme nulle. Les vecteurs servent à démontrer en géométrie et à modéliser des déplacements (lien avec la physique).
Les figures et constructions (somme, translation) se travaillent aussi sur papier ou logiciel ; ici on fixe le vocabulaire et le calcul.
Relation de Chasles et opérations
Pour tous points A, B, C : \( \overrightarrow{AB} + \overrightarrow{BC} = \overrightarrow{AC} \) (relation de Chasles). On définit aussi \( \overrightarrow{BA} = -\overrightarrow{AB} \) et le produit \( k\vec{u} \) (même direction, sens selon le signe de \( k \), norme \( |k|\,\|\vec{u}\| \)).
- Somme : placer bout à bout deux représentants, ou règle du parallélogramme.
- En physique, \( \overrightarrow{AB} \) peut être vu comme un déplacement de A vers B.
Coordonnées dans un repère
Dans un repère orthonormé \( (O ; \vec{\imath}, \vec{\jmath}) \), si \( A(x_A ; y_A) \) et \( B(x_B ; y_B) \), alors \( \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix} x_B - x_A \\ y_B - y_A \end{pmatrix} \). Si \( \vec{u}\begin{pmatrix} x \\ y \end{pmatrix} \) et \( \vec{v}\begin{pmatrix} x' \\ y' \end{pmatrix} \), alors \( \vec{u}+\vec{v}\begin{pmatrix} x+x' \\ y+y' \end{pmatrix} \) et \( k\vec{u}\begin{pmatrix} kx \\ ky \end{pmatrix} \).
Exemple numérique
A(1 ; 2), B(4 ; −1) : \( \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix} 3 \\ -3 \end{pmatrix} \).
Norme et distance
La norme de \( \vec{u}\begin{pmatrix} x \\ y \end{pmatrix} \) est \( \|\vec{u}\| = \sqrt{x^2 + y^2} \). La distance AB vaut \( \|\overrightarrow{AB}\| \).
Exemple
Avec \( \overrightarrow{AB}\begin{pmatrix} 3 \\ -3 \end{pmatrix} \), \( AB = \sqrt{9+9} = \sqrt{18} = 3\sqrt{2} \).
Colinéarité
Deux vecteurs non nuls sont colinéaires s’il existe un réel \( k \) tel que \( \vec{u} = k\vec{v} \) (proportionnalité des coordonnées). Critère par le déterminant : \( \vec{u} \) et \( \vec{v} \) colinéaires ⇔ \( xy' - yx' = 0 \).
| Vecteurs | Déterminant | Colinéaires ? |
|---|---|---|
| \( \begin{pmatrix}2\\3\end{pmatrix},\begin{pmatrix}4\\6\end{pmatrix} \) | \( 2\times 6-3\times 4=0 \) | oui |
| \( \begin{pmatrix}1\\2\end{pmatrix},\begin{pmatrix}2\\3\end{pmatrix} \) | \( 1\times 3-2\times 2=-1 \) | non |
Points A, B, C alignés \( \Leftrightarrow \) \( \overrightarrow{AB} \) et \( \overrightarrow{AC} \) colinéaires.
Milieu d’un segment
Le milieu I de [AB] vérifie \( \overrightarrow{AI} = \overrightarrow{IB} \), ou encore \( \overrightarrow{OI} = \dfrac{\overrightarrow{OA}+\overrightarrow{OB}}{2} \). En coordonnées : \( I\left(\dfrac{x_A+x_B}{2} ; \dfrac{y_A+y_B}{2}\right) \).
Translations
La translation de vecteur \( \vec{u} \) envoie tout point M sur le point M′ tel que \( \overrightarrow{MM'} = \vec{u} \). Composer deux translations de vecteurs \( \vec{u} \) et \( \vec{v} \) revient à la translation de vecteur \( \vec{u}+\vec{v} \) (lien avec Chasles).
Parallélisme
Deux droites sont parallèles si des vecteurs directeurs sont colinéaires. L’outil vectoriel unifie alignement, parallélisme et calculs dans le plan.
Synthèse
- Chasles, coordonnées, norme, milieu.
- Colinéarité ↔ déterminant nul ↔ proportionnalité.
- Translations et problèmes d’alignement / parallélisme.
Mémo — Vecteurs et géométrie

- Vecteur : direction, sens, norme ; représentants équipollents.
- Chasles : AB⃗ + BC⃗ = AC⃗ ; BA⃗ = −AB⃗.
- AB⃗ = (x_B−x_A ; y_B−y_A) dans un repère.
- Norme ‖u⃗‖ = √(x²+y²) ; distance AB = ‖AB⃗‖.
- u⃗ et v⃗ colinéaires ⇔ xy′ − yx′ = 0.
- A, B, C alignés ⇔ AB⃗ et AC⃗ colinéaires.
- Milieu I : ((x_A+x_B)/2 ; (y_A+y_B)/2).
- Translation de vecteur u⃗ : MM′⃗ = u⃗.
- Parallélisme ↔ colinéarité des vecteurs directeurs.
- k u⃗ : même direction, sens selon le signe de k.
Exercices — Vecteurs et géométrie
Exercice 1
A(1 ; 2), B(4 ; 6). Calcule les coordonnées de \( \overrightarrow{AB} \) et \( \|\overrightarrow{AB}\| \).
Correction
\( \overrightarrow{AB}(3\,;\,4) \), \( \|\overrightarrow{AB}\| = 5 \).
Exercice 2
Les vecteurs \( \vec{u}(2\,;\,3) \) et \( \vec{v}(4\,;\,6) \) sont-ils colinéaires ?
Correction
Oui : \( \vec{v} = 2\,\vec{u} \) (ou \( 2\times 6 - 3\times 4 = 0 \)).
Exercice 3
I milieu de A(0 ; 0) et B(6 ; 4). Coordonnées de I ?
Correction
I(3 ; 2).
Exercice 4
Montre que A(0;0), B(2;1), C(6;3) sont alignés.
Correction
\( \overrightarrow{AB}(2\,;\,1) \), \( \overrightarrow{AC}(6\,;\,3) = 3\,\overrightarrow{AB} \) : colinéaires, donc alignés.
Évaluation — Vecteurs et géométrie
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Droites du plan

Droites du plan
Une droite du plan peut être donnée par deux points, par un point et un vecteur directeur, ou par une équation. On relie représentation géométrique, algébrique et (quand c’est pertinent) fonctionnelle \( y = mx + p \).
Vecteur directeur
Un vecteur \( \vec{u} \neq \vec{0} \) est directeur d’une droite \( d \) s’il existe deux points distincts A, B de \( d \) tels que \( \overrightarrow{AB} = \vec{u} \) (ou un multiple). Tous les vecteurs directeurs d’une même droite sont colinéaires.
Un point M est sur la droite passant par A de vecteur directeur \( \vec{u} \) ⇔ \( \overrightarrow{AM} \) et \( \vec{u} \) sont colinéaires.
Équation cartésienne
Toute droite admet une équation de la forme \( ax + by + c = 0 \) avec \( (a, b) \neq (0, 0) \). Un vecteur directeur est alors \( \vec{u}\begin{pmatrix} -b \\ a \end{pmatrix} \) (ou tout multiple non nul).
Exemple
La droite \( 2x - y + 3 = 0 \) admet \( \vec{u}\begin{pmatrix} 1 \\ 2 \end{pmatrix} \) comme vecteur directeur. Le point A(−1 ; 1) appartient à la droite car \( 2(-1) - 1 + 3 = 0 \).
Équation réduite et coefficient directeur
Si la droite n’est pas verticale, on peut écrire \( y = mx + p \). Le nombre \( m \) est le coefficient directeur (ou pente) ; \( p \) est l’ordonnée à l’origine. Un vecteur directeur est \( \vec{u}\begin{pmatrix} 1 \\ m \end{pmatrix} \).
| Équation | Pente m | Vecteur directeur |
|---|---|---|
| \( y = 2x - 1 \) | 2 | \( \begin{pmatrix}1\\2\end{pmatrix} \) |
| \( y = -\dfrac{1}{3}x + 4 \) | −1/3 | \( \begin{pmatrix}3\\-1\end{pmatrix} \) |
| \( x = 5 \) | (verticale) | \( \begin{pmatrix}0\\1\end{pmatrix} \) |
Déterminer une équation
À partir de deux points A et B : calculer \( m = \dfrac{y_B - y_A}{x_B - x_A} \) si \( x_A \neq x_B \), puis écrire \( y - y_A = m(x - x_A) \). À partir d’un point et d’une pente : même formule. À partir d’un point et d’un vecteur directeur : colinéarité \( \overrightarrow{AM} \) avec \( \vec{u} \).
Exemple numérique
A(1 ; 2), B(3 ; 6) : \( m = \dfrac{6-2}{3-1} = 2 \), donc \( y - 2 = 2(x - 1) \), soit \( y = 2x \).
Parallélisme et orthogonalité
Deux droites sont parallèles si et seulement si des vecteurs directeurs sont colinéaires (mêmes pentes si elles ont une équation réduite). Dans un repère orthonormé, elles sont orthogonales si le produit des pentes vaut \( -1 \) (quand les deux pentes existent), ou via le produit scalaire des vecteurs directeurs (hors programme formel, mais utile : \( xx' + yy' = 0 \)).
Parallélisme ↔ colinéarité des vecteurs directeurs.
Appartenance et alignement
Un point M\( (x_0 ; y_0) \) appartient à la droite d’équation \( ax + by + c = 0 \) si et seulement si \( ax_0 + by_0 + c = 0 \). Trois points sont alignés si un vecteur \( \overrightarrow{AB} \) est colinéaire à \( \overrightarrow{AC} \), ou si B vérifie l’équation de la droite (AC).
Intersection de deux droites
Pour deux droites sécantes données par des équations réduites, on résout le système des deux équations. Si les pentes sont égales et les ordonnées à l’origine différentes, les droites sont parallèles strictes (pas d’intersection). Si les équations sont proportionnelles, les droites sont confondues.
Pour trouver l’intersection : résoudre le système des deux équations.
Synthèse
- Équation cartésienne \( ax+by+c=0 \) ; réduite \( y=mx+p \).
- Vecteur directeur et pente ; appartenance d’un point.
- Parallélisme via colinéarité ; intersection par système.
Mémo — Droites du plan

- Vecteur directeur : non nul, « porte » la droite.
- Équation cartésienne : ax + by + c = 0.
- Équation réduite : y = mx + p (droite non verticale).
- m = coefficient directeur ; vecteur (1 ; m).
- M sur (A, u⃗) ⇔ AM⃗ et u⃗ colinéaires.
- Pente entre A et B : (y_B−y_A)/(x_B−x_A) si x_A ≠ x_B.
- Droites parallèles ⇔ vecteurs directeurs colinéaires (mêmes m).
- Orthogonales (repère orthonormé) : m·m′ = −1 si m, m′ existent.
- Appartenance : remplacer (x₀ ; y₀) dans l’équation.
- Intersection : résoudre le système des deux équations.
Exercices — Droites du plan
Exercice 1
Détermine l’équation de la droite passant par A(0 ; 1) et B(2 ; 5).
Correction
m = (5−1)/(2−0) = 2, et p = 1 ⇒ y = 2x + 1.
Exercice 2
Les droites y = 3x − 1 et y = 3x + 4 sont-elles sécantes ?
Correction
Même pente 3, ordonnées différentes : parallèles distinctes.
Exercice 3
Trouve l’intersection de y = x + 1 et y = −x + 5.
Correction
x + 1 = −x + 5 ⇒ 2x = 4 ⇒ x = 2, y = 3. Point (2 ; 3).
Exercice 4
Donne une équation de la droite verticale passant par (3 ; −1).
Correction
x = 3.
Évaluation — Droites du plan
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Fonctions

Définition d’une fonction
Une fonction \( f \) définie sur un ensemble \( D_f \) (ensemble de définition) associe à chaque réel \( x \in D_f \) au plus une image \( f(x) \). On note \( f : x \mapsto f(x) \). \( D_f \) est souvent un intervalle ou une réunion d’intervalles de \( \mathbb{R} \).
Avant d’étudier \( f \), préciser \( D_f \) (dénominateur non nul, expression sous une racine positive, etc.).
Image et antécédent
Si \( y = f(x) \), on dit que \( y \) est l’image de \( x \) et que \( x \) est un antécédent de \( y \). Une valeur peut avoir plusieurs antécédents, ou aucun.
Exemple
Pour \( f(x) = x^2 \), l’image de \( -3 \) est \( 9 \) ; les antécédents de \( 9 \) sont \( -3 \) et \( 3 \).
Courbe représentative
La courbe \( \mathcal{C}_f \) d’équation \( y = f(x) \) est l’ensemble des points \( M(x ; f(x)) \) du plan. Un point \( (x_0 ; y_0) \) appartient à \( \mathcal{C}_f \) si et seulement si \( y_0 = f(x_0) \).
- Résoudre \( f(x) = k \) : intersections de \( \mathcal{C}_f \) avec la droite \( y = k \).
- Trois registres liés : expression algébrique, tableau de valeurs, courbe.
Variations et extrémums
\( f \) est croissante sur un intervalle I si pour tous \( a < b \) dans I, \( f(a) \leqslant f(b) \) (strictement croissante si \( < \)). Elle est décroissante si les inégalités sont inversées. Un maximum (resp. minimum) sur I est la plus grande (resp. plus petite) valeur atteinte.
Le tableau de variations résume sens de variation et extrémums.
Fonction affine
\( f(x) = mx + p \). Sa courbe est une droite de coefficient directeur \( m \) et d’ordonnée à l’origine \( p \). \( f \) est croissante si \( m > 0 \), décroissante si \( m < 0 \), constante si \( m = 0 \). Le signe de \( f \) se lit via la racine \( -\dfrac{p}{m} \) (si \( m \neq 0 \)).
Fonction carré
\( f(x) = x^2 \) sur \( \mathbb{R} \). Courbe : parabole. Décroissante sur \( ]-\infty, 0] \), croissante sur \( [0, +\infty[ \). Minimum 0 en \( x = 0 \). \( f(x) \geqslant 0 \) pour tout \( x \).
Fonction inverse
\( f(x) = \dfrac{1}{x} \) sur \( \mathbb{R}^* \). Courbe en deux branches. Décroissante sur \( ]-\infty, 0[ \) et sur \( ]0, +\infty[ \) (séparément). Pas de sens de variation global sur \( \mathbb{R}^* \).
Fonction racine carrée
\( f(x) = \sqrt{x} \) sur \( [0, +\infty[ \). Croissante. \( f(0) = 0 \). Courbe « moitié » de parabole couchée. Pour comparer \( \sqrt{a} \) et \( \sqrt{b} \) avec \( a, b \geqslant 0 \), on peut comparer \( a \) et \( b \).
Résoudre \( f(x) = k \) ou \( f(x) > k \)
Selon les cas : lecture graphique, résolution algébrique, outil numérique. Pour un produit ou un quotient, le tableau de signes est adapté.
| Fonction | \( D_f \) | Variations (résumé) |
|---|---|---|
| \( mx+p \) | \( \mathbb{R} \) | selon le signe de m |
| \( x^2 \) | \( \mathbb{R} \) | ↘ puis ↗, min en 0 |
| \( 1/x \) | \( \mathbb{R}^* \) | ↘ sur chaque intervalle |
| \( \sqrt{x} \) | \( [0,+\infty[ \) | ↗ |
\( f(x) > k \) ⇔ parties de \( \mathcal{C}_f \) strictement au-dessus de \( y = k \).
Synthèse
- Image / antécédent ; courbe \( y = f(x) \).
- Variations, extrémums, tableau de variations.
- Répertoire : affine, carré, inverse, racine (et valeur absolue / cube selon le cours).
Mémo — Fonctions

- f associe à chaque x de D_f au plus une image f(x).
- y = f(x) : y image de x ; x antécédent de y.
- Courbe C_f : points (x ; f(x)) ; (x₀ ; y₀) ∈ C_f ⇔ y₀ = f(x₀).
- Croissante sur I : a < b ⇒ f(a) ≤ f(b).
- Tableau de variations : sens de variation et extrémums.
- Affine f(x)=mx+p : droite ; sens selon le signe de m.
- Carré x² : parabole ; min 0 en 0 ; ↘ sur ]−∞,0], ↗ sur [0,+∞[.
- Inverse 1/x : D_f = ℝ* ; décroissante sur chaque intervalle.
- Racine √x : D_f = [0,+∞[ ; croissante.
- f(x)=k : intersections avec y=k ; f(x)>k : au-dessus de y=k.
Exercices — Fonctions
Exercice 1
Soit \( f(x) = 2x - 5 \). Calcule \( f(3) \) et résous \( f(x) = 1 \).
Correction
\( f(3) = 1 \). \( 2x - 5 = 1 \Rightarrow x = 3 \).
Exercice 2
Sur quel intervalle \( x \mapsto x^{2} \) est-elle décroissante ?
Correction
Sur \( ]-\infty\,;\, 0] \) (décroissante), croissante sur \( [0\,;\, +\infty[ \).
Exercice 3
\( D_f \) pour \( f(x) = \dfrac{1}{x-2} \) ?
Correction
\( D_f = \mathbb{R} \setminus \{2\} \).
Exercice 4
Sur le graphique ci-dessous, lis les solutions de \( f(x) > 0 \).
Correction
Les solutions sont les \( x \) pour lesquels la courbe est strictement au-dessus de l’axe des abscisses (zone bleue) : \( x \in ]-\infty\,;\, -2[ \cup ]2\,;\, +\infty[ \) environ (racines de \( 0{,}4x^{2}-1{,}6=0 \) : \( x=\pm 2 \)).
Évaluation — Fonctions
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Statistiques

Information chiffrée et statistique descriptive
En seconde, on consolide les acquis du collège (effectifs, fréquences, moyenne, médiane, quartiles) et on ajoute des outils essentiels : proportions, évolutions, écart type, regroupement par classes, et croisement de variables qualitatives.
Proportions et pourcentages
Une proportion compare une partie à un tout : \( p=\dfrac{n_A}{n} \). En pourcentage : \( 100p\,\% \).
- Effectif de A : \( n_A \) ; fréquence : \( f_A=\dfrac{n_A}{n} \).
- Pourcentage de pourcentage : si 40 % des élèves sont des filles et que 25 % des filles font du sport, la proportion de filles sportives dans la classe est \( 0{,}40\times 0{,}25=0{,}10 \) soit 10 %.
Exemple
Sur 200 élèves, 30 % ont une option langues. Parmi eux, 40 % font allemand. Nombre d’élèves en allemand : \( 200\times 0{,}30\times 0{,}40=24 \).
Un pourcentage peut exprimer une proportion (part d’un tout) ou une évolution (variation relative). Ce n’est pas la même chose.
Évolution d’une grandeur
On passe d’une valeur initiale \( V_1 \) à une valeur finale \( V_2 \).
- Variation absolue : \( V_2-V_1 \).
- Coefficient multiplicateur : \( CM=\dfrac{V_2}{V_1} \).
- Taux d’évolution : \( t=\dfrac{V_2-V_1}{V_1}=CM-1 \).
Exemple
Un prix passe de 80 € à 100 € : \( CM=\dfrac{100}{80}=1{,}25 \) et \( t=0{,}25 \) soit +25 %.
Évolutions successives : les coefficients se multiplient. Hausse de 10 % puis baisse de 10 % : \( CM=1{,}1\times 0{,}9=0{,}99 \) (baisse globale de 1 %, pas un retour au départ).
Évolution réciproque : pour annuler un coefficient \( CM \), on multiplie par \( \dfrac{1}{CM} \). Après +25 %, il faut une baisse de 20 % pour revenir au prix initial (\( 1/1{,}25=0{,}8 \)).
Indicateurs d’une série quantitative
Pour une série \( x_1,\ldots,x_n \) (éventuellement avec effectifs) :
- Moyenne : \( \bar x=\dfrac{1}{n}\sum x_i \) (ou moyenne pondérée par les effectifs).
- Linéarité : si \( y_i=ax_i+b \), alors \( \bar y=a\bar x+b \).
- Médiane : valeur qui partage la série ordonnée en deux moitiés.
- Quartiles \( Q_1 \) et \( Q_3 \) : environ 25 % / 75 % des valeurs en dessous.
- Étendue : \( \max-\min \) ; écart interquartile : \( Q_3-Q_1 \).
Exemple
Série : 2, 5, 5, 7, 9. Moyenne \( \bar x=\dfrac{28}{5}=5{,}6 \). Médiane = 5. Étendue = 7.
Ajouter une valeur extrême (par ex. 40) tire fortement la moyenne, peu la médiane : d’où le choix du couple d’indicateurs.
Écart type
L’écart type \( \sigma \) mesure la dispersion autour de la moyenne. Intuitivement : plus les valeurs s’écartent de \( \bar x \), plus \( \sigma \) est grand.
- On compare souvent les couples moyenne–écart type et médiane–écart interquartile.
- La boîte à moustaches visualise médiane, quartiles et extrêmes (ou moustaches selon la convention).
Pour décrire une série : un indicateur de position (moyenne ou médiane) + un indicateur de dispersion (écart type ou EIQ).
Regroupement par classes
Pour une variable continue, on regroupe en classes de même amplitude. On utilise alors :
- Histogramme : aires proportionnelles aux effectifs (ou fréquences).
- Moyenne approchée : moyenne pondérée des centres de classes (hypothèse de répartition uniforme dans chaque classe).
- Classe médiane : première classe dont la fréquence cumulée atteint 50 % ; on peut estimer la médiane par interpolation linéaire.
- Polygone des fréquences cumulées pour lire des quantiles.
| Classe | Centre | Effectif |
|---|---|---|
| [10 ; 20[ | 15 | 8 |
| [20 ; 30[ | 25 | 12 |
| [30 ; 40[ | 35 | 5 |
Exemple
Moyenne approchée : \( \bar x\approx\dfrac{8\times 15+12\times 25+5\times 35}{25}=\dfrac{120+300+175}{25}=\dfrac{595}{25}=23{,}8 \).
Croisement de deux variables qualitatives
Un tableau croisé d’effectifs croise deux caractères (ex. sexe × pratique sportive).
| Sport | Pas de sport | Total | |
|---|---|---|---|
| Filles | 15 | 25 | 40 |
| Garçons | 20 | 20 | 40 |
| Total | 35 | 45 | 80 |
- Fréquence marginale « fille » : \( 40/80=0{,}5 \).
- Fréquence conditionnelle « sport sachant fille » : \( \dfrac{15}{40}=0{,}375 \) (37,5 %).
- Formule : fréquence de A sachant B = \( \dfrac{n(A\cap B)}{n(B)} \).
La conditionnelle « A sachant B » n’est pas la même que « B sachant A » : le dénominateur change.
Comparer deux séries
On s’appuie sur des indicateurs et des graphiques (boîtes à moustaches, histogrammes) pour décrire différences de position et de dispersion, sans surinterpréter.
Fluctuation d’échantillonnage
Quand on tire un échantillon de taille \( n \) dans une population où une proportion (ou probabilité) vaut \( p \), la fréquence observée \( f \) varie d’un échantillon à l’autre : c’est la fluctuation d’échantillonnage.
- Pour \( n \) grand, \( f \) se concentre autour de \( p \) (lien avec la loi des grands nombres).
- On observe cette fluctuation par simulation (Python / tableur) : répéter des tirages, calculer des fréquences.
- Intervalle de fluctuation (idée) : la plupart des fréquences tombent dans une zone autour de \( p \) dont la largeur diminue quand \( n \) augmente.
Fréquence ≠≠ paramètre : \( f \) estime \( p \), avec une variabilité qui dépend de \( n \).
À retenir
- Proportion ≠ taux d’évolution ; CM se multiplient pour les évolutions successives.
- Moyenne / médiane + écart type / EIQ pour décrire une série.
- Classes : centres pour la moyenne, cumulées pour la médiane.
- Tableau croisé : fréquences marginales et conditionnelles.
Mémo — Statistiques

- Fluctuation d’échantillonnage : f varie autour de p ; se simule en Python.
- Proportion : partie / tout ; % de % = produit des proportions.
- Variation absolue : \( V_2-V_1 \) ; CM : \( V_2/V_1 \) ; taux : \( CM-1 \).
- Évolutions successives : produit des CM ; réciproque : inverse du CM.
- Moyenne linéaire : \( y=ax+b \Rightarrow \bar y=a\bar x+b \).
- Médiane : partage en deux moitiés ; moins sensible aux extrêmes.
- Écart interquartile : \( Q_3-Q_1 \) ; étendue : max − min.
- Écart type : dispersion autour de la moyenne.
- Classes : moyenne ≈ centres pondérés ; classe médiane via cumulées.
- Fréquence conditionnelle A|B = \( n(A\cap B)/n(B) \).
- Comparer séries : couple position + dispersion + graphique.
Exercices — Statistiques
Exercice 1
Série : 2, 5, 5, 7, 9. Calcule moyenne et médiane.
Correction
Moyenne = 28/5 = 5,6. Médiane = 5.
Exercice 2
Dans un tableau, 40 filles dont 15 font du sport. Fréquence conditionnelle « sport | fille » ?
Correction
15/40 = 0,375 = 37,5 %.
Exercice 3
Que mesure l’écart interquartile ?
Correction
La dispersion de la moitié centrale de la série (Q₃ − Q₁).
Exercice 4
Pourquoi la médiane est-elle parfois préférée à la moyenne ?
Correction
Elle est moins sensible aux valeurs extrêmes.
Évaluation — Statistiques
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Probabilités

Modèle probabiliste
Une expérience aléatoire a un univers \( \Omega \) (ensemble des issues). Une loi de probabilité associe à chaque événement une valeur dans \( [0;1] \) avec \( P(\Omega)=1 \). En seconde, on distingue clairement le modèle (hypothèse, souvent d’équiprobabilité) et la situation réelle (fréquences observées).
Loi des grands nombres (version vulgarisée)
« Lorsque \( n \) est grand, sauf exception, la fréquence observée d’un événement est proche de sa probabilité. »
On peut l’observer par simulation (Python ou tableur) : répétitions d’épreuves indépendantes, stabilisation des fréquences.
La fréquence estime la probabilité ; elle ne la « prouve » pas. Le modèle reste une hypothèse.
Rappels de calcul
- Événement contraire : \( P(\overline{A})=1-P(A) \).
- Si A et B incompatibles : \( P(A\cup B)=P(A)+P(B) \).
- Cas général : \( P(A\cup B)=P(A)+P(B)-P(A\cap B) \).
- Équiprobabilité : \( P(A)=\dfrac{\mathrm{Card}(A)}{\mathrm{Card}(\Omega)} \).
Exemple
Dé équilibré : \( P(\text{multiple de 3})=\dfrac{2}{6}=\dfrac{1}{3} \) (issues 3 et 6).
Probabilité conditionnelle
Si \( P(A)\neq 0 \), la probabilité de B sachant A est :
\[ P_A(B)=\dfrac{P(A\cap B)}{P(A)} \]
On en déduit \( P(A\cap B)=P(A)\times P_A(B) \) (formule des probabilités composées).
Lien avec les statistiques
Tirage équiprobable dans une population : \( P(A)=\dfrac{n(A)}{n} \) et \( P_B(A)=\dfrac{n(A\cap B)}{n(B)} \) — même formule que la fréquence conditionnelle.
\( P_A(B) \) et \( P_B(A) \) sont en général différents (inversion du conditionnement).
Arbres de probabilité
Un arbre pondéré représente des épreuves successives :
- Sur chaque nœud, la somme des probabilités des branches sortantes vaut 1.
- Le long d’un chemin : on multiplie les probabilités des branches (souvent des conditionnelles).
- Pour un événement réalisé par plusieurs chemins : on additionne les probabilités de ces chemins.
Exemple
Urne : 3 rouges, 2 bleues. On tire deux boules successivement sans remise.
| Chemin | Probabilité |
|---|---|
| R puis R | \( \dfrac{3}{5}\times\dfrac{2}{4}=\dfrac{3}{10} \) |
| R puis B | \( \dfrac{3}{5}\times\dfrac{2}{4}=\dfrac{3}{10} \) |
| B puis R | \( \dfrac{2}{5}\times\dfrac{3}{4}=\dfrac{3}{10} \) |
| B puis B | \( \dfrac{2}{5}\times\dfrac{1}{4}=\dfrac{1}{10} \) |
Probabilité d’obtenir deux couleurs différentes : \( \dfrac{3}{10}+\dfrac{3}{10}=\dfrac{3}{5} \).
Tableau croisé et conditionnelles
Avec un tableau d’effectifs (population, tirage au hasard), on calcule des probabilités conditionnelles comme des fréquences conditionnelles.
Exemple (faux positifs — idée)
Un test médical rare peut avoir beaucoup de faux positifs : \( P(\text{malade}|\text{test +}) \) n’est pas égal à \( P(\text{test +}|\text{malade}) \). L’arbre ou le tableau clarifie l’inversion.
Méthode
- Définir clairement \( \Omega \) et les événements.
- Choisir le registre : tableau, arbre, formules.
- Écrire les pondérations (dont conditionnelles) sur les branches.
- Multiplier sur un chemin, additionner les chemins utiles.
- Vérifier qu’une somme de branches issues d’un nœud vaut 1.
À retenir
- Loi des grands nombres : fréquence ≈ probabilité pour \( n \) grand.
- \( P_A(B)=P(A\cap B)/P(A) \) et \( P(A\cap B)=P(A)\,P_A(B) \).
- Arbre : × sur un chemin, + entre chemins ; somme = 1 à chaque nœud.
- Ne pas inverser \( P_A(B) \) et \( P_B(A) \).
Mémo — Probabilités

- Univers \( \Omega \) ; \( P(\Omega)=1 \) ; \( 0\leqslant P(A)\leqslant 1 \).
- Contraire : \( P(\overline{A})=1-P(A) \).
- Incompatibles : \( P(A\cup B)=P(A)+P(B) \).
- Équiprobabilité : \( P(A)=\mathrm{Card}(A)/\mathrm{Card}(\Omega) \).
- Loi des grands nombres : fréquence ≈ probabilité si \( n \) grand.
- \( P_A(B)=P(A\cap B)/P(A) \) si \( P(A)\neq 0 \).
- Composée : \( P(A\cap B)=P(A)\times P_A(B) \).
- Arbre : × sur un chemin, + entre chemins.
- Somme des branches d’un nœud = 1.
- \( P_A(B) \neq P_B(A) \) en général (faux positifs).
Exercices — Probabilités
Exercice 1
Dé équilibré. Probabilité d’obtenir un multiple de 3 ?
Correction
Issues {3, 6} : P = 2/6 = 1/3.
Exercice 2
P(A) = 0,3. Que vaut P(Ā) ?
Correction
0,7.
Exercice 3
On tire deux fois une pièce équilibrée. Probabilité d’obtenir deux piles ?
Correction
(1/2)×(1/2) = 1/4.
Exercice 4
A et B incompatibles, P(A)=0.2, P(B)=0.5. P(A∪B) ?
Correction
0,7.
Évaluation — Probabilités
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
