Cours
Lire avec fluidité
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Cours — Lire avec fluidité

Qu’est-ce que lire avec fluidité ?
Lire avec fluidité (on dit aussi avec fluence), c’est lire un texte sans erreur, à bonne vitesse et sans effort, comme si l’on parlait. Quand le déchiffrage devient automatique, toute l’attention est disponible pour comprendre ce qu’on lit.
- Précision : lire tous les mots exactement, sans en inventer ni en sauter.
- Vitesse : en CM2, on vise environ 120 mots par minute en moyenne.
- Aisance : lire par groupes de mots, sans hachage ni hésitation.
- Ponctuation : marquer les pauses et les intonations demandées par les signes.
Un bon lecteur de CM2 lit environ 120 mots correctement lus par minute, en respectant la ponctuation. La fluidité libère la tête pour la compréhension.
Mesurer sa vitesse de lecture : le score MCLM
Pour savoir où l’on en est, on calcule le nombre de Mots Correctement Lus par Minute (MCLM) : on lit à voix haute pendant une minute, on compte les mots lus, puis on enlève les erreurs.
Exemple : Inès lit 132 mots en une minute et fait 6 erreurs. Son score est 132 − 6 = 126 MCLM.
| Niveau | Repère de fluence (MCLM) |
|---|---|
| Fin de CE2 | environ 90 mots par minute |
| Fin de CM1 | environ 110 mots par minute |
| Fin de CM2 | environ 120 mots par minute |
| Fin de 6ᵉ | environ 130 mots par minute |
Attention : lire vite ne veut pas dire lire trop vite ! Si on ne comprend plus ce qu’on lit, c’est qu’on court au lieu de lire.
Respecter la ponctuation et les liaisons
La ponctuation est le code de la route de la lecture : elle indique où respirer et quelle mélodie donner à la voix.
| Signe | Ce que fait le lecteur |
|---|---|
| , (virgule) | courte pause, la voix reste en suspens |
| . (point) | pause plus longue, la voix descend |
| ? (point d’interrogation) | la voix monte en fin de phrase |
| ! (point d’exclamation) | la voix exprime une émotion (surprise, colère, joie…) |
| : (deux-points) | courte pause, on annonce une explication ou une parole |
| … (points de suspension) | la voix reste suspendue, comme une phrase inachevée |
Les liaisons relient un mot terminé par une consonne muette au mot suivant commençant par une voyelle : on entend [z] dans « les‿amis », [t] dans « un grand‿arbre », [z] dans « nous‿avons ».
Avant de lire à voix haute, repère les signes de ponctuation et les liaisons : ce sont eux qui rendent la lecture agréable à écouter.
S’entraîner efficacement, chaque jour
La fluence se travaille comme le sport : par des entraînements courts et réguliers.
- Lecture répétée : relire trois ou quatre fois le même texte ; à chaque passage, la lecture devient plus fluide.
- Lecture chronométrée : lire une minute, calculer son MCLM, noter ses progrès sur un graphique.
- Lecture en duo : un camarade suit le texte, pointe les erreurs et encourage.
- Lecture par groupes de mots : au lieu de lire mot à mot, on lit des blocs de sens, par exemple « Le petit chat noir / dormait profondément / sur le canapé du salon. »
- Lecture silencieuse : lire des yeux, sans bouger les lèvres, pour gagner en vitesse et en concentration.
Mémo — Lire avec fluidité

- Fluidité = lire sans erreur, à bonne vitesse, sans effort : la tête est libre pour comprendre.
- Objectif CM2 : environ 120 mots correctement lus par minute.
- MCLM = mots lus en une minute − erreurs. Ex. : 132 mots, 6 erreurs → 126 MCLM.
- Virgule : petite pause ; point : pause longue, voix qui descend ; ? : voix qui monte.
- Liaisons : « les‿amis » [z], « un grand‿arbre » [t], « nous‿avons » [z].
- Lire par groupes de mots, pas mot à mot.
- S’entraîner un peu chaque jour : lecture répétée, chronométrée, en duo.
- Lire vite n’est pas courir : si on ne comprend plus, on ralentit.
Exercices — Lire avec fluidité
Exercice 1
Malik a lu pendant une minute un texte de son livre. Il a lu 128 mots et son camarade a compté 4 erreurs (2 mots sautés et 2 mots déformés).
- Calcule le score MCLM de Malik.
- A-t-il atteint l’objectif de fin de CM2 ? Justifie.
Correction
1) MCLM = mots lus − erreurs = 128 − 4 = 124 MCLM. 2) Oui : l’objectif de fin de CM2 est d’environ 120 mots correctement lus par minute, et 124 > 120. Malik a donc atteint l’objectif, il peut maintenant travailler l’expressivité.
Exercice 2
Recopie cette phrase, puis marque d’un trait / les petites pauses (virgules) et de deux traits // les grandes pauses (points) :
« Ce matin, le vent soufflait fort sur le port. Les pêcheurs, prudents, sont restés à quai. »
Correction
« Ce matin, / le vent soufflait fort sur le port. // Les pêcheurs, / prudents, / sont restés à quai. // » On respire brièvement à chaque virgule, plus longuement à chaque point, et la voix descend en fin de phrase.
Exercice 3
Lis ces phrases à voix haute et indique les liaisons à faire (note le son entendu entre crochets) :
- Les enfants arrivent.
- C’est un grand arbre.
- Nous avons été heureux.
Correction
1) « les‿enfants » : liaison en [z]. 2) « un grand‿arbre » : liaison en [t] (le d se prononce [t]). 3) « nous‿avons » : liaison en [z], et « été‿heureux » se lit sans liaison obligatoire mais en enchaînant les voyelles. Les liaisons rendent la lecture plus fluide et plus agréable.
Exercice 4
Découpe cette longue phrase en groupes de mots (groupes de souffle) pour la lire sans t’essouffler :
« Le vieux phare rouge et blanc qui dominait la falaise guidait depuis cent ans les bateaux perdus dans la brume. »
Correction
Un découpage possible : « Le vieux phare rouge et blanc / qui dominait la falaise / guidait depuis cent ans / les bateaux perdus dans la brume. » On regroupe les mots qui vont ensemble par le sens (groupe du nom, groupe du verbe, compléments) : on ne coupe jamais au milieu d’un groupe, par exemple entre « vieux » et « phare ».
Évaluation — Lire avec fluidité
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Lire à voix haute avec expressivité

Lire pour faire vivre le texte
Quand on sait lire avec fluidité, on peut aller plus loin : lire avec expressivité, c’est-à-dire interpréter le texte avec sa voix, comme un comédien. Le lecteur devient un passeur : il donne à entendre les émotions, les personnages et l’atmosphère du texte.
- Une lecture expressive donne envie d’écouter : elle capte l’attention du public.
- Elle montre que le lecteur a compris le texte : on ne peut pas bien lire ce qu’on ne comprend pas.
- Elle procure du plaisir, à celui qui lit comme à ceux qui écoutent.
Lire avec expressivité, c’est interpréter un texte : on transmet avec sa voix les émotions et le sens, après avoir bien compris et préparé le texte.
Préparer sa lecture, étape par étape
Une belle lecture à voix haute se prépare toujours en amont. Voici la méthode :
- 1. Comprendre : lire d’abord silencieusement, chercher les mots inconnus, repérer qui parle et ce qui se passe.
- 2. Annoter : marquer les pauses (/), souligner les mots importants à mettre en valeur, noter les endroits où respirer.
- 3. Choisir : décider du ton (joyeux, inquiétant, solennel…), du volume et du rythme pour chaque passage.
- 4. Répéter : s’entraîner plusieurs fois, seul puis devant quelqu’un, et s’enregistrer si possible pour s’écouter.
Exemple d’annotation : « Il ouvrit la porte… / lentement… // et là, / surprise ! » → on ralentit sur « lentement », on marque un silence avant « surprise », qu’on lance avec éclat.
Les outils de la voix
| Outil | Définition | Effet produit |
|---|---|---|
| Volume | force de la voix | chuchoter crée le mystère, parler fort exprime la colère ou la joie |
| Débit | vitesse de la parole | ralentir crée le suspense, accélérer traduit l’urgence ou la panique |
| Intonation | mélodie de la voix | la voix monte pour une question, s’anime pour une exclamation |
| Pauses | silences volontaires | un silence bien placé attire l’attention et laisse le temps d’imaginer |
| Articulation | prononciation nette des sons | chaque mot est compris, même au fond de la salle |
Les cinq outils du lecteur expressif : volume, débit, intonation, pauses, articulation. Une même phrase change complètement de sens selon la façon de la dire.
Adapter sa lecture au type de texte
- Le dialogue : on change légèrement de voix pour chaque personnage (plus grave, plus aiguë, plus lente…) et on lit les incises (« dit-il », « s’écria-t-elle ») sur un ton neutre.
- Le récit : on ménage le suspense en ralentissant avant les moments importants, on accélère dans l’action.
- La poésie : on respecte le rythme des vers, on savoure les sonorités, sans chanter ni réciter de façon mécanique.
- Le théâtre : on joue vraiment le personnage, avec le corps et le regard en plus de la voix.
Devant un public, on pense aussi à lever les yeux régulièrement, à se tenir droit et à ne pas cacher son visage derrière la feuille.
Mémo — Lire à voix haute avec expressivité

- Lecture expressive = interpréter le texte avec sa voix, comme un comédien.
- On ne peut bien lire que ce qu’on a compris : toujours lire silencieusement d’abord.
- Préparation : comprendre → annoter (pauses, mots à souligner) → choisir le ton → répéter.
- Les 5 outils de la voix : volume, débit, intonation, pauses, articulation.
- Ralentir = suspense ; accélérer = urgence ; chuchoter = mystère.
- Dialogue : une voix différente par personnage, incises sur un ton neutre.
- Devant le public : se tenir droit, articuler, lever les yeux régulièrement.
Exercices — Lire à voix haute avec expressivité
Exercice 1
Lis la phrase « Tu es venu. » de trois manières différentes : avec joie, avec colère, puis avec peur. Décris ce que tu changes à chaque fois (volume, débit, intonation).
Correction
Avec joie : voix claire et montante, débit vif, sourire dans la voix. Avec colère : voix forte, débit sec, on détache chaque mot : « Tu. Es. Venu. » Avec peur : voix basse, presque chuchotée, débit hésitant, petite pause avant « venu ». La même phrase change de sens selon la façon de la dire : c’est tout le pouvoir de l’expressivité.
Exercice 2
Recopie ce passage et annote-le pour préparer une lecture expressive (pauses /, mots soulignés, ton choisi) :
« La porte grinça. Quelqu’un montait l’escalier. Pas de doute : les pas se rapprochaient ! »
Correction
Exemple d’annotation : « La porte grinça. // (ton inquiétant, voix basse) Quelqu’un montait l’escalier. // (on ralentit) Pas de doute : / les pas se rapprochaient ! (crescendo : le volume monte jusqu’à l’exclamation) ». Toute annotation cohérente avec le suspense du passage est acceptée : l’important est d’avoir prévu des pauses, un ton et des mots mis en valeur.
Exercice 3
Avec un camarade, préparez la lecture de ce dialogue à deux voix :
« — Tu as encore oublié ton cahier ? demanda la maîtresse.
— Euh… c’est-à-dire… mon chien l’a mangé ! répondit Tom.
— Ton chien ? Celui que tu n’as pas ? »
Correction
Critères de réussite : chaque lecteur garde le même personnage du début à la fin ; la maîtresse a une voix posée puis ironique à la dernière réplique ; Tom hésite (« Euh… c’est-à-dire… » lu lentement, avec des pauses) puis se lance trop vite sur « mon chien l’a mangé ! » ; les incises « demanda la maîtresse » et « répondit Tom » sont lues sur un ton neutre, plus bas ; les questions montent bien en fin de phrase.
Exercice 4
Prépare la mise en voix des deux premiers vers du « Corbeau et le Renard » de Jean de La Fontaine :
« Maître Corbeau, sur un arbre perché, / Tenait en son bec un fromage. »
Correction
Critères de réussite : on respecte la coupe à la fin du premier vers par une légère pause, sans casser le sens ; on peut mettre en valeur « Maître Corbeau » (ton un peu solennel, moqueur) et « un fromage » (gourmandise) ; on articule bien « perché » ; le débit est calme, car c’est le début du récit qui installe la scène. Une lecture chantonnée ou mécanique, mot à mot, ne convient pas.
Évaluation — Lire à voix haute avec expressivité
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Comprendre des textes, des documents et des images

Les stratégies du lecteur autonome
En CM2, on lit des textes de plus en plus longs et complexes. Le lecteur autonome utilise des stratégies avant, pendant et après sa lecture.
- Avant : observer le titre, les illustrations, la première et la quatrième de couverture ; se demander de quoi le texte va parler (faire des hypothèses).
- Pendant : se faire « le film » de l’histoire dans sa tête, reformuler chaque paragraphe avec ses mots, relire un passage qu’on n’a pas compris, chercher le sens des mots inconnus grâce au contexte.
- Après : résumer l’essentiel (qui ? quoi ? où ? quand ? pourquoi ?), vérifier ses hypothèses de départ, donner son avis.
Comprendre un texte, c’est un travail actif : on se pose des questions, on reformule et on relit quand quelque chose résiste.
Informations explicites et implicites
Une information explicite est écrite noir sur blanc dans le texte. Une information implicite n’est pas écrite : le lecteur doit la déduire à partir d’indices. On appelle cette déduction une inférence.
Exemple : « Marc replia son parapluie ruisselant et s’essuya longuement les pieds sur le paillasson. »
- Explicite : Marc replie son parapluie ; il s’essuie les pieds.
- Implicite : il pleuvait dehors (parapluie ruisselant) et Marc entre dans une maison (paillasson).
L’auteur ne dit pas tout : le lecteur doit relier les indices du texte à ce qu’il sait déjà pour déduire l’implicite.
Reconnaître les principaux genres littéraires
| Genre | Indices pour le reconnaître | Exemple |
|---|---|---|
| Conte | « Il était une fois… », merveilleux, fin heureuse | Cendrillon, Charles Perrault |
| Roman | récit long en chapitres, personnages qui évoluent | Le Royaume de Kensuké, Michael Morpurgo |
| Fable | récit court, souvent en vers, animaux qui parlent, morale | Le Lièvre et la Tortue, Jean de La Fontaine |
| Poésie | vers, strophes, rimes, images, jeux sur les mots | « Le Cancre », Jacques Prévert |
| Théâtre | répliques précédées du nom des personnages, didascalies | Le Médecin malgré lui, Molière |
| Bande dessinée | cases, bulles, onomatopées | Astérix, Goscinny et Uderzo |
| Documentaire | informations vraies, titres, schémas, légendes | un article d’encyclopédie sur les volcans |
Les didascalies, au théâtre, sont les indications de jeu écrites en italique : elles ne se lisent pas à voix haute, elles indiquent comment jouer.
Lire des documents composites et croiser des sources
Un document composite mélange plusieurs éléments : texte, photographies, schémas, cartes, légendes, tableaux… C’est le cas d’une affiche, d’une page de manuel ou d’un article de magazine.
- On lit d’abord le titre et les sources : qui a écrit ce document ? pour quoi faire ?
- On observe chaque élément (texte, image, légende) et on se demande ce qu’il apporte.
- On croise les informations : l’image confirme-t-elle le texte ? apporte-t-elle autre chose ?
Croiser deux documents qui parlent du même sujet permet de vérifier une information et de la compléter : par exemple, un article sur les loups et une carte de leur répartition en France donnent ensemble une information plus complète que chacun séparément.
Mémo — Comprendre des textes, des documents et des images

- Avant de lire : titre, images, hypothèses. Pendant : se faire le film, reformuler, relire. Après : résumer, vérifier.
- Explicite = écrit dans le texte ; implicite = à déduire grâce aux indices (inférence).
- Questions clés du résumé : qui ? quoi ? où ? quand ? pourquoi ?
- Genres : conte (il était une fois), fable (morale), poésie (vers, rimes), théâtre (répliques, didascalies), roman (chapitres), BD (bulles), documentaire (informations vraies).
- Les didascalies du théâtre ne se lisent pas à voix haute : elles indiquent le jeu.
- Document composite = texte + images + schémas + légendes (affiche, page de manuel…).
- Croiser deux documents permet de vérifier et de compléter une information.
Exercices — Comprendre des textes, des documents et des images
Exercice 1
Lis ce texte puis réponds : « Le samedi matin, Nadia enfile ses bottes, prend son panier et rejoint son grand-père au bout du jardin. Ensemble, ils cueillent les tomates bien mûres et les premières courgettes. »
- Quel jour se passe la scène ?
- Qui accompagne Nadia ?
- Que cueillent-ils ?
Correction
1) La scène se passe le samedi matin. 2) Nadia est avec son grand-père. 3) Ils cueillent des tomates et des courgettes. Ces trois informations sont explicites : elles sont écrites telles quelles dans le texte.
Exercice 2
Pour chaque mini-texte, déduis l’information implicite :
- « Zoé souffla ses dix bougies sous les applaudissements. »
- « Le maître rangea les copies dans son cartable en soupirant longuement. »
- « Sur le quai, Paul serra très fort sa valise en regardant sa mère à travers la vitre du train qui s’éloignait. »
Correction
1) C’est l’anniversaire de Zoé : elle a 10 ans (indices : bougies, applaudissements). 2) Le maître est fatigué ou déçu, sans doute par les copies (indice : le soupir). 3) Paul part en voyage sans sa mère, qui reste sur place ; il est ému ou inquiet (indices : quai, valise serrée, train qui s’éloigne). Aucune de ces informations n’est écrite : on les déduit des indices, c’est une inférence.
Exercice 3
Associe chaque extrait à son genre (conte, théâtre, poésie, documentaire) :
- « Il était une fois une reine qui rêvait d’avoir une fille. »
- « Le volcan est une ouverture de la croûte terrestre d’où s’échappent laves et cendres. »
- « ARLEQUIN, entrant en courant. — Maître ! Maître ! Une lettre pour vous ! »
- « Dans Paris il y a une rue ; / Dans cette rue il y a une maison »
Correction
1) Conte : formule d’ouverture « Il était une fois ». 2) Documentaire : information vraie, définition précise. 3) Théâtre : nom du personnage en tête de réplique et didascalie en italique (« entrant en courant »). 4) Poésie : vers et répétitions (extrait de Paul Éluard, « Dans Paris »).
Exercice 4
On te donne deux documents sur la piscine municipale. Document A (affiche) : « Piscine ouverte du mardi au dimanche, 9 h – 19 h. Fermeture le lundi. » Document B (article du journal local) : « Attention : pendant les travaux du mois de mars, la piscine fermera tous les jours à 17 h. »
- Peux-tu aller nager un lundi ? Justifie avec le bon document.
- Peux-tu aller nager un samedi à 18 h au mois de mars ? Justifie en croisant les deux documents.
Correction
1) Non : le document A indique « fermeture le lundi ». 2) Non plus : le document A dit que la piscine ferme normalement à 19 h, mais le document B précise qu’en mars, pendant les travaux, elle ferme à 17 h. Un samedi de mars à 18 h, elle est donc déjà fermée. Il fallait croiser les deux documents pour répondre : un seul ne suffisait pas.
Évaluation — Comprendre des textes, des documents et des images
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Lire une œuvre et se l’approprier

Lire une œuvre en entier
Lire une œuvre complète (un roman, un recueil de contes, une pièce de théâtre), c’est une aventure au long cours : elle demande de la persévérance et un peu d’organisation.
- Lire régulièrement, un peu chaque jour, plutôt que tout d’un coup puis plus rien.
- À chaque reprise, se rappeler où on en est : relire les dernières lignes, se redire le résumé.
- Tenir la liste des personnages et de leurs liens : qui est qui ? qui veut quoi ?
- Accepter de ne pas tout comprendre tout de suite : certains mystères s’éclairent plus loin dans l’œuvre.
Pour ne pas se perdre dans une œuvre longue : lire régulièrement, suivre les personnages et se résumer l’histoire à chaque pause.
Le carnet de lecteur
Le carnet de lecteur est un cahier personnel où l’on garde une trace de ses lectures. Il n’y a pas de règle unique : c’est ton carnet.
- Noter le titre, l’auteur, la date où on a lu le livre.
- Recopier une phrase préférée ou un passage marquant, et dire pourquoi on l’a choisi.
- Dessiner un personnage, un lieu, la scène qu’on a imaginée.
- Écrire ses impressions : ce qu’on a aimé, détesté, ce qui a surpris, les questions qu’on se pose.
- Donner une note ou un conseil : « à lire absolument si tu aimes… »
Relier l’œuvre à d’autres références et à sa vie
Une lecture prend tout son sens quand on la met en relation avec ce qu’on connaît déjà.
- Avec d’autres œuvres : le loup du Petit Chaperon rouge ressemble-t-il à celui des Trois Petits Cochons ? Le film adapté du livre raconte-t-il la même chose ?
- Avec d’autres arts : un tableau, une musique, une sculpture peuvent faire écho à une scène du livre.
- Avec sa propre vie : « Ce personnage a déménagé, comme moi » ; « J’ai déjà ressenti cette peur ». Ces liens rendent la lecture plus forte et plus personnelle.
Un lecteur s’approprie une œuvre en la reliant à d’autres œuvres, à d’autres arts et à ses propres expériences.
Partager ses lectures
La lecture se vit aussi ensemble. En classe ou à la maison, on peut :
- Participer à un cercle de lecture : chacun présente son passage préféré et écoute les autres.
- Rédiger un conseil de lecture pour donner envie, sans dévoiler la fin !
- Débattre d’une question ouverte : « Le héros a-t-il eu raison d’agir ainsi ? » Plusieurs interprétations sont souvent possibles, à condition de s’appuyer sur le texte.
- Choisir librement ses lectures à la bibliothèque : c’est en lisant ce qu’on aime qu’on devient un grand lecteur.
Mémo — Lire une œuvre et se l’approprier

- Œuvre longue : lire un peu chaque jour et se résumer l’histoire à chaque reprise.
- Suivre les personnages : qui est qui ? qui veut quoi ? quels liens entre eux ?
- Carnet de lecteur : titre, auteur, citations préférées, dessins, impressions personnelles.
- Relier l’œuvre à d’autres histoires, à des films, des tableaux, des musiques.
- Relier l’œuvre à sa propre vie : émotions ou situations déjà vécues.
- Partager : cercle de lecture, conseil de lecture (sans dévoiler la fin), débat sur l’œuvre.
- Dans un débat, une interprétation doit s’appuyer sur le texte.
Exercices — Lire une œuvre et se l’approprier
Exercice 1
Choisis le livre que tu es en train de lire (ou le dernier que tu as terminé) et crée la première page de ton carnet de lecteur : titre, auteur, une phrase que tu as aimée, un dessin et trois lignes d’impressions.
Correction
Critères de réussite : le titre est souligné et l’auteur indiqué ; la citation est recopiée sans erreur, entre guillemets, avec la page ; le dessin correspond à une scène ou un personnage du livre ; les impressions sont personnelles (« j’ai aimé… parce que… », « j’ai été surpris quand… ») et ne se contentent pas de résumer l’histoire.
Exercice 2
Dans le roman que tu lis, choisis le personnage principal. Réponds : qui est-il ? que veut-il ? qu’est-ce qui l’en empêche ? qui l’aide ?
Correction
Critères de réussite : les quatre questions ont une réponse appuyée sur le livre. Exemple avec Le Petit Chaperon rouge : elle est une petite fille ; elle veut porter une galette à sa grand-mère ; le loup l’en empêche en la devançant ; selon les versions, le chasseur l’aide. Ce schéma (héros, but, obstacle, aide) fonctionne pour presque toutes les histoires.
Exercice 3
Compare le loup du Petit Chaperon rouge et le loup des Trois Petits Cochons : donne un point commun et une différence.
Correction
Point commun possible : dans les deux contes, le loup est rusé et menaçant, il veut dévorer les héros et utilise la tromperie (il imite la grand-mère ; il tente d’attirer les cochons dehors). Différence possible : dans Le Petit Chaperon rouge, le loup réussit d’abord son plan, alors que dans Les Trois Petits Cochons, il échoue face à la maison de briques et finit puni. Toute comparaison précise appuyée sur les deux contes est acceptée.
Exercice 4
Écris un conseil de lecture de trois ou quatre phrases pour donner envie à un camarade de lire ton livre préféré — sans raconter la fin !
Correction
Critères de réussite : le titre et l’auteur sont cités ; on comprend le début de l’intrigue ou l’ambiance (« Si tu aimes les histoires qui font frissonner… ») ; le texte donne envie sans dévoiler le dénouement ; il se termine par une phrase d’accroche, par exemple : « Tu veux savoir comment il s’en sort ? Ouvre le livre ! »
Évaluation — Lire une œuvre et se l’approprier
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Culture littéraire et artistique

Découvrir des héroïnes et des héros
Un héros ou une héroïne est le personnage principal d’une histoire, souvent doté de qualités remarquables : courage, ruse, générosité, persévérance. Il ou elle traverse des épreuves qui le transforment.
- Ulysse, dans l’Odyssée d’Homère, triomphe du Cyclope par la ruse et affronte mille dangers pour rentrer chez lui, à Ithaque.
- Mulan, héroïne d’une légende chinoise, se déguise en soldat pour partir à la guerre à la place de son père.
- Des héros plus proches de nous, comme Harry Potter ou le Petit Nicolas, montrent que l’on peut être héroïque en restant un enfant.
Le héros n’est pas forcément le plus fort : c’est souvent sa ruse (Ulysse), son courage (Mulan) ou sa bonté qui lui permettent de triompher des épreuves.
Se confronter au merveilleux, à l’étrange
Dans le merveilleux, la magie fait partie du monde de l’histoire : fées, ogres, objets enchantés et métamorphoses n’étonnent personne dans le récit. C’est l’univers des contes.
- Les contes de Charles Perrault (Cendrillon, Le Chat botté), des frères Grimm (Hansel et Gretel) et de Hans Christian Andersen (La Petite Sirène).
- Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll : un monde étrange où la logique bascule, où l’on grandit et rétrécit.
- L’étrange, lui, inquiète : il fait hésiter le lecteur entre explication magique et explication réelle.
Indices du conte merveilleux : formule d’ouverture (« Il était une fois »), lieux et temps indéterminés, nombres symboliques (3 vœux, 7 frères), fin souvent heureuse.
Imaginer et vivre d’autres vies
Lire, c’est vivre mille vies : celle d’un naufragé, d’une exploratrice, d’un mousse embarqué sur un navire… Les romans d’aventures nous transportent loin de notre quotidien.
- Robinson Crusoé de Daniel Defoe : survivre seul sur une île déserte.
- Le Tour du monde en quatre-vingts jours de Jules Verne : une course contre la montre autour du globe.
- Vendredi ou la Vie sauvage de Michel Tournier : une autre façon de raconter Robinson.
En s’identifiant au personnage, le lecteur éprouve ses peurs et ses joies : c’est ce qu’on appelle l’immersion dans la fiction.
Comprendre et interroger la morale
Certaines histoires délivrent une morale : une leçon de vie que le lecteur doit comprendre… et peut discuter !
- Dans Le Corbeau et le Renard de Jean de La Fontaine, la morale est explicite : « Apprenez que tout flatteur / Vit aux dépens de celui qui l’écoute. »
- Dans Le Lièvre et la Tortue, elle ouvre la fable : « Rien ne sert de courir ; il faut partir à point. »
- Dans d’autres récits, la morale est implicite : c’est au lecteur de la formuler.
La morale d’une fable peut être écrite (explicite) ou à déduire (implicite). On a le droit de l’interroger : est-elle toujours juste ? s’applique-t-elle à notre vie ?
Savourer le goût des mots, se découvrir et s’affirmer
La poésie joue avec les mots comme un musicien avec les notes : rythme, rimes, images, inventions.
- Jacques Prévert (« Le Cancre », « Page d’écriture ») : la fantaisie et la liberté.
- Robert Desnos (Chantefables) : « Une fourmi de dix-huit mètres / Avec un chapeau sur la tête, / Ça n’existe pas, ça n’existe pas. »
- Maurice Carême, Paul Éluard : des poèmes à dire, à copier, à imiter pour créer les siens.
Enfin, la littérature aide à se découvrir et s’affirmer : les récits d’enfance, les journaux intimes et le théâtre mettent en scène l’amitié, la famille, la différence, la peur de grandir — autant de miroirs pour mieux se comprendre et comprendre les autres.
Mémo — Culture littéraire et artistique

- Héros / héroïnes : Ulysse (la ruse), Mulan (le courage)… ils triomphent d’épreuves qui les transforment.
- Merveilleux : la magie est normale dans le monde du conte (Perrault, Grimm, Andersen).
- Étrange : le lecteur hésite entre explication magique et explication réelle.
- Romans d’aventures : vivre d’autres vies (Robinson Crusoé, Jules Verne, Vendredi ou la Vie sauvage).
- Morale : leçon de vie d’une fable, explicite (« Rien ne sert de courir… ») ou implicite.
- Poésie : jouer avec les mots — Prévert, Desnos, Carême, Éluard.
- La littérature aide à se découvrir et à comprendre les autres.
Exercices — Culture littéraire et artistique
Exercice 1
Associe chaque héros ou héroïne à sa qualité principale : Ulysse, Mulan, Robinson Crusoé. Qualités proposées : le courage de se sacrifier pour sa famille, la ruse, la débrouillardise pour survivre.
Correction
Ulysse → la ruse : il fait boire le Cyclope et se fait appeler « Personne » pour s’échapper. Mulan → le courage de se sacrifier pour sa famille : elle part à la guerre à la place de son père. Robinson Crusoé → la débrouillardise pour survivre : seul sur son île, il construit un abri, chasse et cultive.
Exercice 2
Relève dans ce début de conte trois indices du merveilleux : « Il était une fois, dans un royaume lointain, une reine qui possédait un miroir magique. Chaque matin, le miroir lui parlait et lui disait la vérité. »
Correction
1) La formule d’ouverture « Il était une fois » ; 2) le lieu indéterminé « un royaume lointain » ; 3) l’objet enchanté : un miroir magique qui parle, ce qui n’étonne personne dans l’histoire. Ces trois indices signalent un conte merveilleux (ici, l’univers de Blanche-Neige).
Exercice 3
Voici la fin du Lièvre et la Tortue : la tortue gagne la course parce que le lièvre, trop sûr de lui, s’est arrêté en chemin. Formule la morale avec tes mots, puis dis si tu es d’accord avec elle et pourquoi.
Correction
Morale possible : « Mieux vaut avancer régulièrement sans se vanter que d’être doué mais trop sûr de soi » — c’est le sens de « Rien ne sert de courir ; il faut partir à point. » Ensuite, toute opinion argumentée est acceptée : on peut être d’accord (la persévérance paie à l’école, au sport) ou nuancer (parfois il faut aussi savoir aller vite) ; l’important est de justifier avec un exemple.
Exercice 4
À la manière de Robert Desnos (« Une fourmi de dix-huit mètres / Avec un chapeau sur la tête, / Ça n’existe pas, ça n’existe pas. »), invente une strophe de trois vers sur un animal impossible.
Correction
Exemple réussi : « Un escargot supersonique / Qui double les trains électriques, / Ça n’existe pas, ça n’existe pas. » Critères de réussite : un animal + une caractéristique impossible ; la reprise du refrain « Ça n’existe pas » ; un rythme proche du modèle ; et, si possible, une rime ou une sonorité amusante.
Évaluation — Culture littéraire et artistique
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Écrire à la main et copier

Un geste d’écriture efficace
En CM2, l’écriture manuscrite doit devenir fluide, lisible et rapide. Tout commence par une bonne installation :
- Posture : dos droit, deux pieds au sol, feuille légèrement inclinée.
- Tenue du stylo : entre le pouce et l’index, posé sur le majeur, sans serrer trop fort.
- Main libre : l’autre main tient la feuille ou le cahier.
- On écrit avec les doigts et le poignet, pas avec tout le bras : le geste reste souple.
Écrire vite ne doit jamais se faire au détriment de la lisibilité : une copie illisible est une copie à refaire.
Les stratégies de copie
Copier lettre à lettre est lent et source d’erreurs. Le copieur expert procède autrement :
- 1. Lire le passage à copier et le comprendre.
- 2. Mémoriser un groupe de mots entier (pas une lettre, pas un mot : un groupe de sens).
- 3. Écrire le groupe sans regarder le modèle, en se redisant les mots dans sa tête.
- 4. Vérifier : comparer avec le modèle, corriger, puis passer au groupe suivant.
Astuce : photographier mentalement les difficultés orthographiques avant d’écrire (lettres doubles, accents, majuscules, mots invariables).
La bonne stratégie de copie : lire → mémoriser un groupe de mots → écrire sans regarder → vérifier. Moins on lève les yeux, plus on est rapide et précis.
Des entraînements variés
| Entraînement | Principe | Ce que l’on travaille |
|---|---|---|
| Copie flash | le modèle s’affiche quelques secondes, puis disparaît ; on écrit de mémoire | la mémorisation des groupes de mots |
| Copie au verso | le modèle est au recto, on écrit au verso : il faut retourner la feuille pour le voir | limiter les allers-retours des yeux |
| Copie différée | le modèle est affiché loin de sa table (au fond de la classe) | mémoriser de plus longs passages |
| Copie chronométrée | copier un texte en un temps donné, sans erreur | la vitesse ET la précision |
Après chaque copie, on compte ses erreurs et on repère leur type : oubli de mot, accent manquant, lettre double… pour progresser la fois suivante.
Présenter un écrit avec soin
- Écrire la date et le titre (souligné à la règle).
- Sauter une ligne entre le titre et le texte ; respecter les paragraphes avec un alinéa.
- Écrire les majuscules en début de phrase et aux noms propres.
- Rayer proprement d’un trait de règle en cas d’erreur : pas de gribouillage.
- Se relire une dernière fois : rien ne doit manquer par rapport au modèle.
Mémo — Écrire à la main et copier

- Installation : dos droit, feuille inclinée, stylo tenu souplement entre pouce et index.
- Objectif CM2 : écrire de façon fluide, lisible et rapide — la lisibilité d’abord.
- Stratégie de copie : lire → mémoriser un groupe de mots → écrire sans regarder → vérifier.
- Photographier les difficultés avant d’écrire : accents, lettres doubles, majuscules.
- Entraînements : copie flash, au verso, différée, chronométrée.
- Présentation : date, titre souligné à la règle, alinéas, ratures propres.
- Après la copie : compter et classer ses erreurs pour progresser.
Exercices — Écrire à la main et copier
Exercice 1
Copie cette phrase en une seule fois, sans regarder le modèle pendant que tu écris : « L’hirondelle agile traverse le ciel d’automne. » Avant d’écrire, repère les trois difficultés orthographiques.
Correction
Les difficultés à photographier avant d’écrire : 1) L’hirondelle : l’apostrophe, le h muet et les deux l ; 2) traverse : ne pas oublier le e final ; 3) d’automne : l’apostrophe et le groupe « mn ». Réussite : la phrase est copiée sans erreur, avec la majuscule et le point.
Exercice 2
Copie ce passage en le mémorisant par groupes de mots (indique par un trait / les groupes que tu as choisis) : « Chaque soir, le vieux jardinier arrosait ses tomates en chantonnant des airs anciens. »
Correction
Découpage efficace : « Chaque soir, / le vieux jardinier / arrosait ses tomates / en chantonnant / des airs anciens. » On mémorise un groupe entier, on l’écrit sans regarder, puis on vérifie. Un découpage mot à mot (« Chaque / soir / le / vieux… ») n’est pas efficace : trop d’allers-retours des yeux.
Exercice 3
Copie chronométrée : copie ce texte en 3 minutes maximum, puis compte tes erreurs. « La bibliothèque de l’école ouvre tous les mardis. Les élèves y empruntent des romans, des documentaires et des bandes dessinées. Chacun doit rapporter son livre au bout de deux semaines. »
Correction
Grille de correction : 0 erreur = excellent ; 1 ou 2 erreurs = bien, repère leur type (accent ? lettre double ? mot sauté ?) ; 3 erreurs ou plus = recommence en mémorisant des groupes plus courts. Vérifie particulièrement : bibliothèque (th), empruntent (-ent muet), bandes dessinées (accords au pluriel), les majuscules et les points.
Exercice 4
Ton camarade a copié : « la biblliothèque de lecole ouvre tout les mardis » à partir du modèle de l’exercice 3. Relève et corrige ses quatre erreurs.
Correction
1) « la » → La (majuscule en début de phrase) ; 2) « biblliothèque » → bibliothèque (un seul groupe « bl », pas trois l) ; 3) « lecole » → l’école (apostrophe et accent) ; 4) « tout les mardis » → tous les mardis (accord de « tous » au pluriel). Et il manque le point final.
Évaluation — Écrire à la main et copier
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Écrire pour réfléchir et apprendre

Écrire pour mieux penser
On n’écrit pas seulement pour raconter des histoires : on écrit aussi pour réfléchir, comprendre et retenir. Ces écrits-là s’appellent des écrits de travail : ils n’ont pas besoin d’être parfaits, ils servent d’abord à penser.
- Noter une idée avant de l’oublier.
- Reformuler une leçon avec ses propres mots : c’est la meilleure preuve qu’on l’a comprise.
- Écrire une question qu’on se pose pour la poser ensuite en classe.
- Faire la liste de ce qu’on sait déjà sur un sujet avant de commencer une recherche.
Reformuler une leçon avec ses propres mots, sans recopier le manuel, est l’un des moyens les plus efficaces d’apprendre.
Écrire pour comparer deux documents
Quand on étudie deux documents sur un même sujet, un court écrit aide à organiser la comparaison. La méthode :
- 1. Présenter chaque document en une phrase : nature (article, affiche, carte…), auteur, sujet.
- 2. Chercher les points communs : quelles informations se retrouvent dans les deux ?
- 3. Chercher les différences : qu’apporte l’un que l’autre n’a pas ?
- 4. Conclure : que sait-on de plus en croisant les deux ?
Les mots de la comparaison rendent le texte clair : « comme », « de même », « tous les deux », « en revanche », « alors que », « contrairement à ».
Pour comparer : points communs puis différences, reliés par des connecteurs comme « de même », « en revanche », « alors que ».
Résumer une leçon, y compris en schéma
Un résumé peut prendre plusieurs formes ; l’essentiel est de garder l’important et de supprimer le superflu.
| Forme | Comment faire | Quand l’utiliser |
|---|---|---|
| Résumé en phrases | 3 à 5 phrases courtes avec ses propres mots | pour raconter ou expliquer |
| Liste à puces | un mot-clé ou une idée par ligne | pour retenir des étapes ou des règles |
| Carte mentale | le sujet au centre, des branches pour chaque grande idée | pour voir toute la leçon d’un coup d’œil |
| Tableau | des colonnes pour classer ou comparer | pour organiser des informations semblables |
Exemple : après une leçon de sciences sur les volcans, une carte mentale avec les branches « définition », « types d’éruptions », « exemples », « dangers » retient l’essentiel sur une seule page.
Le brouillon, ami du travail bien fait
- Le brouillon sert à chercher : on peut raturer, faire des flèches, changer d’avis.
- On y jette d’abord ses idées en vrac, puis on les numérote pour choisir un ordre.
- On garde ses brouillons : ils montrent le chemin parcouru et servent pour la version suivante.
- Un brouillon n’est pas noté sur l’orthographe : la correction viendra à la mise au propre.
Mémo — Écrire pour réfléchir et apprendre

- Écrit de travail : écrire pour penser et retenir, pas pour être parfait.
- Reformuler une leçon avec ses mots = la meilleure preuve de compréhension.
- Comparer deux documents : présenter → points communs → différences → conclusion.
- Connecteurs de comparaison : « de même », « tous les deux », « en revanche », « alors que ».
- Résumer : phrases courtes, liste à puces, tableau ou carte mentale (sujet au centre, branches).
- Le brouillon sert à chercher : idées en vrac, puis numérotées dans l’ordre choisi.
- On garde le superflu dehors : un résumé ne garde que l’essentiel.
Exercices — Écrire pour réfléchir et apprendre
Exercice 1
Voici une leçon de sciences : « Les abeilles butinent les fleurs pour récolter le nectar. En passant de fleur en fleur, elles transportent le pollen, ce qui permet aux plantes de se reproduire : c’est la pollinisation. » Reformule cette leçon en une ou deux phrases, avec tes propres mots, sans recopier.
Correction
Exemple de reformulation réussie : « Quand les abeilles vont chercher leur nourriture dans les fleurs, elles déposent du pollen d’une fleur à l’autre, et cela aide les plantes à faire des graines. » Critères : les mots du texte ne sont pas recopiés tels quels, l’idée principale (le transport du pollen permet la reproduction) est conservée, le mot « pollinisation » peut être réutilisé car c’est le mot savant à retenir.
Exercice 2
Document A : « Le hérisson est un animal nocturne qui se nourrit d’insectes, de limaces et d’escargots. » Document B : « La nuit, le hérisson chasse dans les jardins ; en hiver, il hiberne sous un tas de feuilles. » Écris trois ou quatre phrases pour comparer ces deux documents (points communs, puis ce que chacun apporte en plus).
Correction
Exemple : « Les deux documents parlent du hérisson et disent tous les deux qu’il vit la nuit. Le document A précise en plus ce qu’il mange : des insectes, des limaces et des escargots. En revanche, seul le document B nous apprend qu’il hiberne en hiver sous un tas de feuilles. En croisant les deux, on connaît à la fois son alimentation et son mode de vie. » Critères : un point commun exact, une information propre à chaque document, au moins un connecteur de comparaison.
Exercice 3
Transforme cette leçon d’histoire en carte mentale : « Les châteaux forts servaient à protéger le seigneur et les paysans. Ils comportaient un donjon, des remparts et un pont-levis. Ils étaient souvent construits sur une hauteur. » Indique le centre et les branches.
Correction
Centre : Le château fort. Branche 1 — « À quoi il sert » : protéger le seigneur et les paysans. Branche 2 — « Ses parties » : donjon, remparts, pont-levis. Branche 3 — « Où il est construit » : sur une hauteur. Critères : le sujet est bien au centre, chaque branche porte un mot-clé (pas une phrase entière), toutes les informations de la leçon sont réparties.
Exercice 4
Tu dois écrire un texte sur ton animal préféré. Sur ton brouillon, tu as noté en vrac : « il dort beaucoup — description de son pelage — pourquoi je l’adore — ce qu’il mange ». Numérote ces idées dans un ordre logique et explique ton choix.
Correction
Un ordre logique possible : 1) description de son pelage (on présente d’abord l’animal), 2) ce qu’il mange, 3) il dort beaucoup (ses habitudes), 4) pourquoi je l’adore (la conclusion personnelle vient à la fin). D’autres ordres sont acceptables s’ils sont justifiés : l’essentiel est de regrouper ce qui va ensemble et de garder l’avis personnel pour le début ou la fin, pas au milieu.
Évaluation — Écrire pour réfléchir et apprendre
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Produire des écrits variés

Écrire une description
Décrire, c’est faire voir au lecteur un lieu, un personnage ou un objet, comme si une caméra se déplaçait.
- Choisir un ordre : du général au détail, de gauche à droite, du proche au lointain.
- Utiliser des adjectifs précis (« une lumière dorée » plutôt que « une belle lumière ») et des comparaisons (« des nuages comme des montagnes de coton »).
- Convoquer les cinq sens : ce qu’on voit, entend, sent, touche, goûte.
- Employer des verbes variés : se dresser, s’étendre, scintiller, surplomber… plutôt que répéter « il y a ».
Une bonne description suit un ordre, utilise des mots précis et fait appel aux cinq sens pour que le lecteur s’y croie.
Écrire un dialogue
Le dialogue rapporte les paroles des personnages. Il obéit à un code précis :
- Les guillemets « … » ouvrent et ferment le dialogue.
- Un tiret — signale chaque changement de personnage.
- Les verbes de parole précisent qui parle et comment : dire, répondre, murmurer, s’exclamer, protester, bégayer…
- On revient à la ligne à chaque nouvelle réplique.
Exemple :
« Où étais-tu passé ? demanda Léa.
— Je… j’avais oublié l’heure, murmura Théo.
— Encore ! s’exclama-t-elle. »
Dialogue : guillemets au début et à la fin, tiret à chaque changement de locuteur, verbes de parole variés (murmurer, s’exclamer…) plutôt que toujours « dire ».
La cohérence du texte
Un texte cohérent se lit sans se perdre : tout s’enchaîne logiquement.
| Outil de cohérence | Rôle | Exemples |
|---|---|---|
| Connecteurs de temps | ordonner les événements | d’abord, puis, ensuite, soudain, enfin |
| Connecteurs logiques | relier les idées | car, donc, mais, pourtant, ainsi |
| Reprises du nom | éviter les répétitions | Louna → elle, la fillette, notre héroïne |
| Temps des verbes | rester dans le même système | imparfait + passé simple pour un récit au passé |
Attention au piège des répétitions : « Le chien courait. Le chien aboyait. Le chien sautait. » → « Le chien courait ; il aboyait et sautait. »
Relire et améliorer son texte
Un premier jet n’est jamais un texte fini. Pour l’améliorer, on utilise une grille de relecture :
- Le sens : mon histoire se comprend-elle ? manque-t-il une étape ?
- La cohérence : les connecteurs, les temps et les reprises sont-ils corrects ?
- La langue : accords, ponctuation, majuscules, orthographe des mots fréquents.
- L’enrichissement : puis-je remplacer un mot banal par un mot précis ? ajouter une comparaison ?
On peut aussi améliorer son texte grâce aux conseils d’un camarade ou de l’enseignant : chaque relecture a un objectif (une seule chose à vérifier à la fois).
Mémo — Produire des écrits variés

- Description : un ordre (du général au détail), des adjectifs précis, les cinq sens, des comparaisons.
- Dialogue : guillemets « … », tiret — à chaque changement de personnage, retour à la ligne.
- Varier les verbes de parole : murmurer, s’exclamer, protester, répondre…
- Connecteurs de temps : d’abord, puis, ensuite, soudain, enfin.
- Éviter les répétitions avec des reprises : il/elle, la fillette, notre héros…
- Récit au passé : imparfait (décor, habitudes) + passé simple (actions soudaines).
- Relecture en plusieurs passages : le sens, la cohérence, la langue, l’enrichissement.
Exercices — Produire des écrits variés
Exercice 1
Améliore cette description trop pauvre en utilisant des adjectifs précis, une comparaison et au moins deux sens : « Il y a une forêt. Il y a des arbres. C’est joli. »
Correction
Exemple de réécriture réussie : « La forêt s’étendait à perte de vue. Les chênes centenaires dressaient leurs branches noueuses comme de grands bras endormis. On entendait le craquement des feuilles sèches et l’air sentait la mousse humide. » Critères : plus aucun « il y a », un ordre de description, une comparaison (« comme… »), la vue + l’ouïe ou l’odorat.
Exercice 2
Recopie ce dialogue en ajoutant la ponctuation du dialogue (guillemets, tirets, retours à la ligne) : Tu viens jouer au foot demanda Samir Je ne peux pas je garde ma petite sœur répondit Alice
Correction
« Tu viens jouer au foot ? demanda Samir.
— Je ne peux pas, je garde ma petite sœur, répondit Alice. »
Critères : guillemets ouvrants au début et fermants à la fin, tiret au changement de personnage, point d’interrogation à la question, virgules autour des incises, retour à la ligne à chaque réplique.
Exercice 3
Réécris ce passage en supprimant les répétitions grâce aux reprises et en ajoutant des connecteurs : « Marie ouvrit la porte. Marie entra dans le grenier. Marie découvrit une malle. Marie souleva le couvercle. »
Correction
Exemple : « Marie ouvrit la porte et entra dans le grenier. Elle y découvrit une vieille malle ; alors, le cœur battant, la fillette en souleva le couvercle. » Critères : « Marie » n’apparaît qu’une fois, remplacé ensuite par « elle » ou « la fillette » ; au moins un connecteur (« et », « alors ») ; le sens et l’ordre des actions sont conservés.
Exercice 4
Écris un court récit de cinq ou six phrases qui commence par « Ce matin-là, tout semblait normal dans la classe… » et qui contient : un connecteur de temps, un dialogue d’au moins deux répliques et une phrase exclamative.
Correction
Critères de réussite : le récit commence bien par la phrase donnée ; il contient un connecteur de temps (« soudain », « puis », « enfin »…) ; un dialogue correctement ponctué (guillemets, tiret, verbe de parole) d’au moins deux répliques ; une phrase exclamative terminée par « ! » ; les phrases s’enchaînent avec cohérence (mêmes personnages, même lieu, temps du récit cohérents) ; la relecture a chassé les erreurs d’accord et de majuscules.
Évaluation — Produire des écrits variés
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Écouter pour comprendre

L’écoute active : écouter avec un but
Entendre n’est pas écouter ! L’écoute active, c’est écouter avec toute son attention, dans un but précis qu’on s’est fixé avant.
- Avant d’écouter, je me demande : qu’est-ce que je cherche à savoir ? (le lieu de l’histoire ? les consignes ? l’avis de la personne ?)
- Pendant l’écoute, je reste concentré : je regarde celui qui parle, je ne fais rien d’autre.
- Je repère les mots importants et les répétitions : ce qui est répété est souvent essentiel.
- Après, je reformule dans ma tête : qu’ai-je retenu ? que me manque-t-il ?
Écouter activement, c’est écouter avec un but : on sait avant d’écouter ce qu’on cherche, et on vérifie après ce qu’on a retenu.
Comprendre un message oral ou un média
Un message oral peut venir d’une personne (un exposé, une annonce) ou d’un média (une émission de radio, un podcast, une vidéo documentaire). Pour le comprendre, on se pose les bonnes questions :
| Question | Ce qu’elle permet de comprendre |
|---|---|
| Qui parle ? | un journaliste, un scientifique, un enfant… la source du message |
| À qui ? | à des enfants, à tout le monde… le destinataire |
| De quoi ? | le sujet, l’information principale |
| Pour quoi faire ? | informer, expliquer, raconter, convaincre, faire rire |
À la radio ou en podcast, il n’y a pas d’image : la voix, les bruitages et la musique donnent des indices précieux sur le lieu, l’ambiance et les émotions.
Garder une trace de ce qu’on écoute
Impossible de tout noter quand quelqu’un parle : on apprend à noter l’essentiel.
- Noter des mots-clés, pas des phrases entières : « volcans → 3 types d’éruptions ».
- Utiliser des abréviations simples : bcp (beaucoup), ex. (exemple), + (et), → (donne, entraîne).
- Laisser de la place pour compléter après l’écoute.
- Comparer ses notes avec un camarade : à deux, on retient plus.
Écouter un texte lu : comprendre et ressentir
Quand l’enseignant lit une histoire à voix haute, l’auditeur travaille aussi ! Il peut :
- Se faire le film de l’histoire dans sa tête : imaginer les lieux, les visages, les gestes.
- Repérer les émotions portées par la voix du lecteur : où devient-elle inquiétante, joyeuse, triste ?
- Manifester sa compréhension : répondre aux questions, reformuler un passage, dire ce qui l’a étonné.
- Exprimer sa sensibilité : « ce passage m’a fait peur », « j’ai trouvé la fin injuste »… avec le droit de ne pas être d’accord avec les autres.
Pour comprendre un message oral, on se demande : qui parle ? à qui ? de quoi ? pour quoi faire ? Et on garde une trace avec des mots-clés.
Mémo — Écouter pour comprendre

- Écoute active = écouter avec un but fixé à l’avance, en restant concentré.
- Ce qui est répété dans un message oral est souvent essentiel.
- Questions clés : qui parle ? à qui ? de quoi ? pour quoi faire ?
- Intentions possibles d’un message : informer, expliquer, raconter, convaincre, divertir.
- Sans image (radio, podcast) : la voix, les bruitages, la musique donnent des indices.
- Prendre des notes = mots-clés et abréviations (bcp, ex., →), pas des phrases entières.
- Écouter une histoire : se faire le film dans sa tête et oser dire ce qu’on a ressenti.
Exercices — Écouter pour comprendre
Exercice 1
Demande à un adulte de te lire ce message une seule fois, puis réponds de mémoire : « Rendez-vous demain à 8 h 45 devant le gymnase. Prévoyez une gourde, une casquette et des chaussures de sport. En cas de pluie, la sortie sera reportée à jeudi. »
- À quelle heure est le rendez-vous ?
- Que faut-il apporter ?
- Que se passe-t-il s’il pleut ?
Correction
1) À 8 h 45, devant le gymnase. 2) Une gourde, une casquette et des chaussures de sport. 3) La sortie est reportée à jeudi. Si tu as manqué une réponse, réécoute en te fixant un but : « je cherche l’heure et la liste du matériel ».
Exercice 2
Tu écoutes un podcast animalier qui commence ainsi : « Bonjour les curieux ! Aujourd’hui, direction la banquise pour percer les secrets du manchot empereur… » Réponds : qui parle ? à qui ? de quoi ? pour quoi faire ?
Correction
Qui parle ? Un animateur ou une animatrice de podcast. À qui ? À des enfants curieux (« Bonjour les curieux ! »). De quoi ? Du manchot empereur, qui vit sur la banquise. Pour quoi faire ? Informer et expliquer de façon amusante (un documentaire pour la jeunesse). Ces quatre questions fonctionnent pour n’importe quel message oral.
Exercice 3
Transforme ces phrases entendues en notes courtes avec des mots-clés et des abréviations : « Les abeilles sont très importantes parce qu’elles pollinisent beaucoup de plantes. Par exemple, les pommiers ont besoin d’elles pour donner des fruits. »
Correction
Exemple de notes efficaces : « abeilles → pollinisation bcp de plantes. ex. : pommiers → fruits ». Critères : pas de phrases complètes, des mots-clés, des abréviations (bcp, ex.) et la flèche → pour dire « entraîne / permet ». Les notes doivent permettre de redire l’idée complète plus tard.
Exercice 4
Fais-toi lire le début d’une histoire par un adulte ou un camarade (deux ou trois paragraphes). Ensuite : 1) reformule ce qui s’est passé ; 2) décris une image que tu as vue « dans ta tête » ; 3) dis ce que tu as ressenti et pourquoi.
Correction
Critères de réussite : 1) la reformulation contient les personnages, le lieu et l’événement principal, dans l’ordre ; 2) l’image mentale est décrite avec des détails (couleurs, sons, positions) même si le texte ne les donnait pas tous : c’est normal, chaque auditeur imagine différemment ; 3) le ressenti est exprimé et justifié (« j’ai été inquiet quand… parce que la voix ralentissait »). Il n’y a pas une seule bonne réponse : l’important est de s’appuyer sur ce qu’on a entendu.
Évaluation — Écouter pour comprendre
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Dire et échanger

Organiser sa prise de parole
Raconter, expliquer ou donner son avis devant les autres, cela se construit comme un texte : avec un début, un milieu et une fin.
- Raconter : présenter la situation, puis les événements dans l’ordre, puis la fin (et son ressenti).
- Expliquer : annoncer le sujet, donner les informations une par une (« d’abord… ensuite… enfin »), conclure.
- Argumenter : donner son avis, le justifier avec des raisons (« parce que… ») et des exemples, puis conclure.
Un avis sans raison ne convainc personne : j’affirme, je justifie (« parce que… »), j’illustre (« par exemple… »).
Préparer un exposé
- 1. Chercher : rassembler des informations fiables (livres, encyclopédies, sites recommandés).
- 2. Choisir : garder trois ou quatre idées fortes ; on ne peut pas tout dire.
- 3. Construire le plan : introduction (le sujet, pourquoi on l’a choisi), deux ou trois parties, conclusion.
- 4. Préparer ses notes : des mots-clés sur des petites fiches, jamais un texte à lire mot à mot.
- 5. S’entraîner : répéter à voix haute, se chronométrer, s’enregistrer pour s’écouter.
Un support (affiche, images, objet) enrichit l’exposé, à condition de le commenter et non de le lire.
La voix et le corps au service du propos
| Ce qu’on travaille | Le bon réflexe |
|---|---|
| Volume | parler assez fort pour le fond de la salle, sans crier |
| Débit | parler lentement : le trac fait toujours accélérer |
| Regard | balayer tout le public, ne pas fixer ses fiches ni le plafond |
| Posture | se tenir droit, stable, sans se balancer |
| Gestes | des gestes calmes qui accompagnent les idées, mains hors des poches |
Le trac est normal : respirer profondément avant de commencer et bien connaître sa première phrase aident à se lancer.
Échanger et débattre en respectant les autres
Dans un débat ou une discussion en classe, on apprend à construire une pensée ensemble :
- Demander la parole et attendre son tour ; ne pas couper.
- Écouter vraiment l’autre : on peut reformuler son idée avant de répondre (« Si j’ai bien compris, tu penses que… »).
- S’opposer aux idées, jamais aux personnes : « je ne suis pas d’accord avec cette idée », pas « tu es nul ».
- Utiliser les formules de l’échange : « je pense que… », « je suis d’accord avec… mais… », « j’ajouterais que… ».
- Accepter de changer d’avis si un argument nous a convaincus : c’est une force, pas une défaite.
Dans un débat : écouter, attendre son tour, s’opposer aux idées et non aux personnes, justifier son avis.
Mémo — Dire et échanger

- Toute prise de parole a un début, un milieu, une fin.
- Argumenter : j’affirme → je justifie (« parce que ») → je donne un exemple.
- Exposé : chercher → choisir 3-4 idées → plan → fiches de mots-clés → répéter.
- On parle à partir de ses notes, on ne lit pas un texte mot à mot.
- Voix et corps : parler fort et lentement, regarder le public, se tenir droit.
- Débat : attendre son tour, reformuler l’idée de l’autre, s’opposer aux idées, pas aux personnes.
- Changer d’avis face à un bon argument est une force.
Exercices — Dire et échanger
Exercice 1
Prépare en trois phrases un avis argumenté sur la question : « Faut-il des devoirs tous les soirs ? » Utilise la structure : j’affirme → je justifie → je donne un exemple.
Correction
Exemple pour le « non » : « Je pense qu’il ne faut pas de devoirs tous les soirs. En effet, les enfants ont besoin de temps pour se reposer et faire du sport. Par exemple, le mardi, j’ai entraînement de judo et je finis mes devoirs trop tard. » Exemple pour le « oui » : « Je pense que des devoirs courts chaque soir sont utiles, parce qu’ils aident à retenir la leçon du jour ; par exemple, revoir ses mots de dictée cinq minutes suffit. » Les deux avis sont valables : ce qui compte, c’est la justification et l’exemple.
Exercice 2
Tu prépares un exposé de trois minutes sur les dauphins. Propose un plan en trois parties, puis écris la fiche de mots-clés de la première partie.
Correction
Plan possible : 1) Qui sont les dauphins ? (mammifère marin, pas un poisson) ; 2) Comment vivent-ils ? (en groupe, communication par sifflements) ; 3) Pourquoi faut-il les protéger ? (pollution, filets de pêche). Fiche de la partie 1, en mots-clés seulement : « dauphin = mammifère (respire air, allaite petits) — vit océans — ≠ poisson — env. 40 espèces ». Critères : trois parties logiques, une fiche sans phrases rédigées.
Exercice 3
Pendant un débat, Sacha dit à Lina : « Tu dis n’importe quoi, c’est nul ! » Réécris son intervention pour qu’elle respecte les règles du débat, en gardant son désaccord.
Correction
Exemple : « Je ne suis pas d’accord avec ton idée, Lina, parce que… (raison), par exemple… (exemple). » On peut aussi commencer par reformuler : « Si j’ai bien compris, tu penses que… Moi, je vois les choses autrement, parce que… » Critères : le désaccord porte sur l’idée et non sur la personne, il est justifié, et le ton reste respectueux.
Exercice 4
Entraîne-toi à présenter ton livre ou ton film préféré pendant une minute devant un miroir ou un proche. Fais-toi évaluer sur : le volume, le débit, le regard, la posture et l’organisation (début, milieu, fin).
Correction
Grille d’auto-évaluation : ai-je annoncé le titre au début ? ai-je donné deux ou trois raisons de l’aimer, avec un exemple ? ai-je terminé par une phrase de conclusion ? m’a-t-on entendu du fond de la pièce ? ai-je parlé lentement, sans « euh » à répétition ? ai-je regardé mon public plutôt que mes pieds ? Chaque « oui » vaut un point : au-dessus de 4 sur 6, c’est une belle présentation ; sinon, on recommence en travaillant un seul point à la fois.
Évaluation — Dire et échanger
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Vocabulaire

Comprendre un mot inconnu : contexte et morphologie
Face à un mot inconnu, on a deux détecteurs : le contexte (les mots autour) et la morphologie (les parties du mot : préfixe + radical + suffixe).
| Élément | Rôle | Exemples |
|---|---|---|
| Préfixe | se place avant le radical et change le sens | re- (refaire), dé- (défaire), in-/im- (impossible), para- (parapluie) |
| Radical | porte le sens principal du mot | terr- dans terrain, terrestre, enterrer, atterrir |
| Suffixe | se place après le radical, change souvent la nature du mot | -age (jardinage), -eur (chanteur), -able (lavable), -ette (maisonnette) |
Exemple : « déneiger » = dé- (enlever) + neige → enlever la neige. Même sans dictionnaire, le mot se comprend !
Mot inconnu ? J’observe le contexte, je découpe le mot (préfixe + radical + suffixe), et je vérifie au besoin dans le dictionnaire.
Bien utiliser le dictionnaire
- Les mots sont classés par ordre alphabétique ; les mots-repères en haut de page indiquent le premier et le dernier mot de la page.
- Un article de dictionnaire donne : la nature du mot (n. = nom, v. = verbe, adj. = adjectif), son ou ses sens, des exemples, parfois des synonymes et contraires.
- Les verbes apparaissent à l’infinitif : pour chercher « finissaient », on cherche finir.
- Quand un mot a plusieurs sens, les définitions sont numérotées : on choisit celle qui convient au contexte de sa phrase.
Les relations entre les mots
| Relation | Définition | Exemples |
|---|---|---|
| Synonymes | sens proche | content / heureux / ravi |
| Antonymes | sens contraire | monter / descendre ; possible / impossible |
| Homonymes | même prononciation, sens différents | vert, verre, ver, vers |
| Champ lexical | mots d’un même thème | mer : vague, plage, marée, écume, port |
| Polysémie | un même mot a plusieurs sens | une glace : dessert, miroir, eau gelée |
La polysémie se résout par le contexte : « Il se regarde dans la glace » (miroir) ≠ « Il mange une glace » (dessert) ≠ « Le lac est pris par la glace » (eau gelée).
Un mot peut avoir plusieurs sens (polysémie) : c’est toujours le contexte qui permet de choisir le bon.
Écrire les mots sans erreur grâce aux régularités
- Les familles de mots expliquent les lettres muettes : on écrit « grand » à cause de « grande, grandir » ; « champ » à cause de « champêtre ».
- Devant b, m, p, le n devient m : embarquer, emmener, campagne (exceptions : bonbon, néanmoins…).
- Le son [s] entre deux voyelles s’écrit ss : poisson ≠ poison.
- Les mots invariables fréquents s’apprennent par cœur : toujours, beaucoup, longtemps, aussitôt, parmi, malgré…
- Les suffixes réguliers aident : les noms en -tion (attention), les adverbes en -ment (lentement).
Mémo — Vocabulaire

- Mot = préfixe + radical + suffixe. Ex. : dé-neig-er = enlever la neige.
- Préfixes fréquents : re- (répéter l’action), dé- (le contraire), in-/im- (négation), para- (protéger de).
- Dictionnaire : ordre alphabétique, mots-repères, verbes à l’infinitif, sens numérotés.
- Synonymes = sens proche ; antonymes = contraire ; homonymes = même son (vert/verre/ver/vers).
- Champ lexical = mots d’un même thème ; polysémie = plusieurs sens pour un mot.
- C’est le contexte qui donne le bon sens d’un mot polysémique.
- Familles de mots → lettres muettes : grand (grande), champ (champêtre).
- Devant b, m, p → m au lieu de n : emmener, campagne (sauf bonbon).
Exercices — Vocabulaire
Exercice 1
Découpe chaque mot en préfixe, radical et suffixe (s’il y en a), puis donne son sens : impossible, relire, maisonnette, déboucher.
Correction
im-possible : préfixe im- (négation) + radical possible → qui ne peut pas se faire. re-lire : préfixe re- (de nouveau) + radical lire → lire encore une fois. maison-nette : radical maison + suffixe -ette (petit) → petite maison. dé-bouch-er : préfixe dé- (enlever) + radical bouch(on) → enlever ce qui bouche.
Exercice 2
Pour chaque phrase, donne le sens du mot « carte » : 1) « Le serveur nous apporte la carte. » 2) « J’ai gagné grâce à ma dernière carte. » 3) « Sur la carte, la Bretagne est à l’ouest. »
Correction
1) La carte du restaurant : la liste des plats. 2) Une carte à jouer. 3) Une carte de géographie. Le mot « carte » est polysémique : c’est le contexte (serveur, gagner, Bretagne) qui donne à chaque fois le bon sens.
Exercice 3
Complète avec le bon homonyme (vert, verre, ver, vers) : 1) Le merle tire un … de terre. 2) Un … d’eau bien frais. 3) Le feu passe au … . 4) Ce poème compte quatre … .
Correction
1) un ver de terre (l’animal) ; 2) un verre d’eau (le récipient) ; 3) au vert (la couleur) ; 4) quatre vers (les lignes d’un poème). Quatre orthographes pour une même prononciation : ce sont des homonymes.
Exercice 4
1) Trouve la lettre muette finale de « chan… » (le terrain cultivé) et de « ran… » (une file) en t’aidant d’un mot de la même famille. 2) Complète avec n ou m : e…porter, e…mener, bo…bon, ca…pagne.
Correction
1) champ (grâce à « champêtre ») et rang (grâce à « rangée, ranger »). 2) emporter et campagne (m devant p), emmener (m devant m), mais bonbon : c’est l’exception célèbre à la règle du m devant b, m, p.
Évaluation — Vocabulaire
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Question 1
Cours — La phrase simple et la phrase complexe

Phrase simple, phrase complexe
Pour distinguer les deux, on compte les verbes conjugués :
- Phrase simple : un seul verbe conjugué. « Le chat dort sur le canapé. »
- Phrase complexe : au moins deux verbes conjugués. « Je pense que tu as raison. »
- Chaque verbe conjugué est le cœur d’une proposition : une phrase complexe contient donc plusieurs propositions.
Attention : un verbe à l’infinitif ne compte pas. « Il aime nager. » reste une phrase simple (un seul verbe conjugué : aime).
Je compte les verbes conjugués : 1 verbe = phrase simple ; 2 verbes ou plus = phrase complexe.
COD, COI et attribut du sujet
| Fonction | Comment la reconnaître | Exemple |
|---|---|---|
| COD (complément d’objet direct) | répond à « qui ? quoi ? » posé après le verbe, sans préposition | Léa mange une pomme. |
| COI (complément d’objet indirect) | répond à « à qui ? à quoi ? de qui ? de quoi ? » : il est introduit par une préposition (à, de) | Léa parle à sa sœur. |
| Attribut du sujet | après un verbe d’état (être, sembler, paraître, devenir, rester, demeurer, avoir l’air), il exprime une qualité du sujet | Léa est joyeuse. |
Pour ne pas confondre COD et attribut : l’attribut suit un verbe d’état et désigne la même personne que le sujet (Léa = joyeuse), tandis que le COD suit un verbe d’action et désigne autre chose (Léa ≠ la pomme).
Verbe d’action + « qui ? quoi ? » → COD. Verbe d’action + « à qui ? de quoi ?… » → COI. Verbe d’état → attribut du sujet.
Les compléments circonstanciels
Les compléments circonstanciels (CC) précisent les circonstances de l’action. On peut souvent les déplacer ou les supprimer.
| Complément | Question | Exemple |
|---|---|---|
| CC de temps | quand ? | Hier soir, l’orage a éclaté. |
| CC de lieu | où ? | Les enfants jouent dans le jardin. |
| CC de cause | pourquoi ? | Le match est annulé à cause de la pluie. |
Test du CC : « Dans le jardin, les enfants jouent. » / « Les enfants jouent. » → le groupe se déplace et se supprime : c’est bien un complément circonstanciel.
Les expansions du nom
Pour enrichir un nom, on peut lui ajouter des expansions :
- L’adjectif qualificatif : un chat noir.
- Le complément du nom, introduit par une préposition : le chat de la voisine.
- La proposition subordonnée relative, introduite par qui, que, où… : le chat qui dort sur le muret.
On repère au passage deux familles de petits mots :
- Les prépositions : à, de, pour, avec, sans, sous, sur, dans, chez, par, en… Elles introduisent un complément (COI, complément du nom, CC).
- Les conjonctions de subordination : que, quand, lorsque, parce que, si, comme… Elles relient les propositions d’une phrase complexe : « Je rentre parce qu’il pleut. »
Mémo — La phrase simple et la phrase complexe

- 1 verbe conjugué = phrase simple ; 2 ou plus = phrase complexe (plusieurs propositions).
- COD : verbe + « qui ? quoi ? » sans préposition. « Léa mange une pomme. »
- COI : verbe + « à qui ? de quoi ?… » avec préposition. « Léa parle à sa sœur. »
- Attribut du sujet : après un verbe d’état (être, sembler, paraître, devenir, rester…). « Léa est joyeuse. »
- CC : temps (quand ?), lieu (où ?), cause (pourquoi ?) — déplaçables et supprimables.
- Expansions du nom : adjectif (chat noir), complément du nom (chat de la voisine), relative (chat qui dort).
- Prépositions : à, de, pour, avec, sans, sous, sur, dans, chez, par, en.
- Conjonctions de subordination : que, quand, lorsque, parce que, si, comme.
Exercices — La phrase simple et la phrase complexe
Exercice 1
Indique si chaque phrase est simple ou complexe (souligne d’abord les verbes conjugués) :
- Le facteur dépose le courrier dans la boîte.
- Quand la cloche sonne, les élèves rangent leurs affaires.
- Mon frère adore lire des bandes dessinées.
Correction
1) Simple : un seul verbe conjugué (« dépose »). 2) Complexe : deux verbes conjugués (« sonne », « rangent »), reliés par la conjonction « quand ». 3) Simple : « adore » est le seul verbe conjugué ; « lire » est à l’infinitif, il ne compte pas.
Exercice 2
Donne la fonction du groupe en gras : COD, COI ou attribut du sujet ?
- Zoé écrit une lettre.
- Zoé écrit à sa correspondante.
- Zoé semble fatiguée.
Correction
1) COD : « Zoé écrit quoi ? » → une lettre (pas de préposition). 2) COI : « Zoé écrit à qui ? » → à sa correspondante (préposition « à »). 3) Attribut du sujet : « semble » est un verbe d’état, et « fatiguée » exprime une qualité de Zoé (Zoé = fatiguée).
Exercice 3
Relève les compléments circonstanciels et donne leur nuance (temps, lieu ou cause) : « Ce matin, la classe est restée à l’intérieur à cause du verglas. »
Correction
« Ce matin » : CC de temps (quand ?). « à l’intérieur » : CC de lieu (où ?). « à cause du verglas » : CC de cause (pourquoi ?). Vérification : on peut déplacer ces groupes (« La classe est restée à l’intérieur ce matin… ») sans casser la phrase.
Exercice 4
Enrichis le nom « le château » avec : 1) un adjectif ; 2) un complément du nom ; 3) une proposition subordonnée relative. Écris les trois groupes nominaux obtenus.
Correction
Exemples : 1) « le château abandonné » (adjectif) ; 2) « le château de la reine » (complément du nom, introduit par la préposition « de ») ; 3) « le château qui domine la vallée » (proposition subordonnée relative, introduite par « qui », avec un verbe conjugué). Toute réponse respectant ces trois constructions est juste.
Évaluation — La phrase simple et la phrase complexe
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
Cours — Orthographe grammaticale et conjugaison

La chaîne d’accords dans le groupe nominal
Dans le groupe nominal, le nom est le chef : le déterminant et les adjectifs prennent son genre (masculin/féminin) et son nombre (singulier/pluriel). C’est la chaîne d’accords.
- « le petit chat noir » → « les petits chats noirs » : tout le groupe passe au pluriel.
- « une histoire passionnante » → « des histoires passionnantes ».
- Attention aux adjectifs éloignés du nom : « des routes, longues et dangereuses » — l’accord continue !
Le nom commande : déterminant et adjectifs s’accordent avec lui en genre et en nombre, même s’ils sont éloignés.
L’accord sujet-verbe, même quand le sujet se cache
Le verbe s’accorde toujours avec son sujet. La difficulté : trouver le vrai sujet !
- Sujet éloigné : « Les enfants de la classe voisine chantent. » → qui chante ? les enfants (pas la classe !).
- Sujet inversé : « Dans le ciel volent les hirondelles. » → le sujet « les hirondelles » est derrière le verbe.
- Plusieurs sujets : « Léa et Tom arrivent. » → deux sujets = pluriel.
- Pronom écran : « Je les regarde. » → le sujet est « je », pas « les ».
Pour accorder le verbe, je pose la question « qui est-ce qui… ? » : la réponse est le sujet, même s’il est inversé ou éloigné.
Le passé simple
Le passé simple est le temps des actions soudaines dans les récits au passé (avec l’imparfait pour le décor) : « Il pleuvait ; soudain, la porte claqua. »
| chanter (1ᵉʳ gr.) | finir (2ᵉ gr.) | être | avoir | venir | |
|---|---|---|---|---|---|
| je / j’ | chantai | finis | fus | eus | vins |
| tu | chantas | finis | fus | eus | vins |
| il, elle | chanta | finit | fut | eut | vint |
| nous | chantâmes | finîmes | fûmes | eûmes | vînmes |
| vous | chantâtes | finîtes | fûtes | eûtes | vîntes |
| ils, elles | chantèrent | finirent | furent | eurent | vinrent |
Autres verbes fréquents du 3ᵉ groupe : faire → il fit, ils firent ; dire → il dit ; voir → il vit ; prendre → il prit ; pouvoir → il put.
Le plus-que-parfait
Le plus-que-parfait exprime une action passée avant une autre action passée : « Il avait fini ses devoirs quand je suis arrivé. »
Formation : auxiliaire être ou avoir à l’imparfait + participe passé.
| chanter (avec avoir) | partir (avec être) | |
|---|---|---|
| je / j’ | avais chanté | étais parti(e) |
| tu | avais chanté | étais parti(e) |
| il, elle | avait chanté | était parti / était partie |
| nous | avions chanté | étions parti(e)s |
| vous | aviez chanté | étiez parti(e)s |
| ils, elles | avaient chanté | étaient partis / étaient parties |
Plus-que-parfait = imparfait de l’auxiliaire + participe passé : « j’avais chanté », « elles étaient parties ».
L’accord du participe passé
- Avec être, le participe passé s’accorde avec le sujet : « Elles sont parties. » ; « Les invités étaient arrivés. »
- Avec avoir, le participe passé ne s’accorde pas avec le sujet : « Elles ont chanté. »
- Mais avec avoir, il s’accorde avec le COD placé avant le verbe : « les pommes que j’ai mangées » (j’ai mangé quoi ? « que » = les pommes, placé avant).
- Comparer : « J’ai mangé les pommes. » (COD après → pas d’accord) / « Les pommes que j’ai mangées… » (COD avant → accord).
Avec être → accord avec le sujet. Avec avoir → pas d’accord avec le sujet, sauf si le COD est placé avant le verbe.
Mémo — Orthographe grammaticale et conjugaison

- Groupe nominal : déterminant et adjectifs s’accordent avec le nom (genre et nombre).
- Sujet-verbe : question « qui est-ce qui ? » — attention au sujet inversé (« Dans le ciel volent les hirondelles ») et au sujet éloigné.
- Passé simple, 3ᵉ personne : il chanta / ils chantèrent ; il finit / ils finirent ; il fut, il eut, il vint, il fit.
- Plus-que-parfait = imparfait de l’auxiliaire + participe passé : « j’avais chanté », « elles étaient parties ».
- Participe passé avec être → accord avec le sujet : « Elles sont parties. »
- Participe passé avec avoir → pas d’accord avec le sujet : « Elles ont chanté. »
- Avec avoir + COD placé avant → accord : « les pommes que j’ai mangées ».
- Récit au passé : imparfait pour le décor, passé simple pour les actions soudaines.
Exercices — Orthographe grammaticale et conjugaison
Exercice 1
Mets ces groupes nominaux au pluriel : 1) « le grand sapin vert » ; 2) « une aventure extraordinaire » ; 3) « ce cheval fougueux ».
Correction
1) « les grands sapins verts » ; 2) « des aventures extraordinaires » ; 3) « ces chevaux fougueux » (cheval → chevaux : pluriel en -aux ; « fougueux » ne change pas, il se termine déjà par x). Toute la chaîne d’accords suit le nom.
Exercice 2
Accorde le verbe entre parenthèses au présent : 1) « Dans la cour (jouer) les élèves de CM2. » 2) « Le chien des voisins (aboyer) chaque nuit. » 3) « Léa et son frère (préparer) le goûter. »
Correction
1) « Dans la cour jouent les élèves de CM2. » — sujet inversé : qui est-ce qui joue ? les élèves (pluriel). 2) « Le chien des voisins aboie chaque nuit. » — le sujet est « le chien » (singulier), pas « les voisins ». 3) « Léa et son frère préparent le goûter. » — deux sujets = pluriel.
Exercice 3
Récris ce début de récit en mettant les verbes entre parenthèses au passé simple : « Ce soir-là, Jules (entendre) un bruit étrange. Il (ouvrir) la fenêtre, (voir) une ombre et (pousser) un cri. Ses parents (venir) aussitôt. »
Correction
« Ce soir-là, Jules entendit un bruit étrange. Il ouvrit la fenêtre, vit une ombre et poussa un cri. Ses parents vinrent aussitôt. » Passé simple : entendre → entendit ; ouvrir → ouvrit ; voir → vit ; pousser (1ᵉʳ groupe) → poussa ; venir → vinrent (3ᵉ personne du pluriel).
Exercice 4
Accorde le participe passé si nécessaire : 1) « Mes cousines sont (venu) dimanche. » 2) « Elles ont (apporté) des gâteaux. » 3) « Les fleurs que tu as (cueilli) sont magnifiques. » 4) « Marie avait (terminé) son livre. »
Correction
1) « Mes cousines sont venues. » — auxiliaire être : accord avec le sujet féminin pluriel. 2) « Elles ont apporté des gâteaux. » — auxiliaire avoir, COD après le verbe : pas d’accord. 3) « Les fleurs que tu as cueillies… » — auxiliaire avoir, mais le COD « que » (= les fleurs) est placé avant : accord au féminin pluriel. 4) « Marie avait terminé son livre. » — avoir, COD après : pas d’accord.
Évaluation — Orthographe grammaticale et conjugaison
Une question à la fois : la note apparaît après 20 réponses et se calcule sur les 20 dernières.
Question 1
